Télévision

Comme annoncé, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de la Fédération Wallonie-Bruxelles a envoyé à son homologue français une demande pour qu'ils parviennent ensemble à "une solution mutuellement satisfaisante" quant à l'arrivée de TF1 sur le marché publicitaire belge.

 Le CSA belge réclame notamment une étude d'impact et le respect par TF1 de certaines règles plus strictes applicables en Fédération Wallonie-Bruxelles. La chaîne de télévision française TF1 a récemment signé avec la régie publicitaire néerlandophone Transfer un accord de commercialisation de ses espaces publicitaires en Belgique, qui débutera en septembre 2017. Ces décrochages publicitaires risquent de déstabiliser RTL Belgium et la RTBF, qui doivent déjà se partager un marché sous pression.

Dès l'annonce d'un accord entre TF1 et Transfer, le CSA avait affirmé qu'il lancerait une procédure de coopération avec la France. Dans son courrier daté de jeudi et publié ce vendredi, il demande d'abord que la nouvelle convention entre TF1 et le CSA français intègre les règles plus strictes prévues dans le décret sur les médias audiovisuels de la Fédération Wallonie-Bruxelles et absentes de la législation française. Il s'agit notamment de l'interdiction d'interrompre par de la publicité les programmes pour enfants et les journaux télévisés. Le CSA belge veut aussi que TF1 contribue à la production locale d'oeuvres audiovisuelles.

La chaîne française devrait "pérenniser les comportements adoptés jusqu'à ce jour en Belgique", comme la primo diffusion concédée aux chaînes belges sur les programmes diffusés conjointement et l'accès des diffuseurs belges aux oeuvres inédites produites par TF1, ajoute le CSA belge.

Enfin, l'instance de régulation réclame la réalisation d'une étude d'impact, à laquelle elle se dit prête à collaborer.