Télévision La chaîne revendique une troisième coupure pour pallier ses pertes de revenus.

En 10 ans, TF1 a perdu 15 % de ses ressources publicitaires. À lui seul, ce chiffre explique une série de revendications formulées mercredi par la première chaîne française auprès des députés. Pour les téléspectateurs, la plus concrète pourrait être l’introduction d’un troisième écran pub pendant la diffusion des films de plus d’une 1 h 30. De quoi redonner un coup de boost à TF1 qui juge être cadenassée par une régulation dense à laquelle ne sont pas soumis les opérateurs de vidéo à la demande et les fameux Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

À peine émise, l’idée s’est fait allumer sur les réseaux sociaux : "Bientôt sur la Une, vous aurez des coupures de film entre les publicités", etc. Certains vont jusqu’à affirmer qu’un troisième écran pub diffusé pendant les films va encore accroître le piratage des programmes.

TF1 en est manifestement conscient. C’est pourquoi à sa demande s’en ajoutent d’autres, dont une lutte plus sévère contre le piratage. Mais aussi la possibilité pour la chaîne de diffuser de la publicité pour le cinéma et les promotions de la grande distribution, deux chasses gardées de la presse écrite et de la radio.

Et ce n’est pas tout. La première chaîne française souhaite aussi un allégement de la pression fiscale et la possibilité de diffuser de la publicité ciblée - dite linéaire - en fonction des données personnelles des téléspectateurs.