Télévision Maureen Louys et Walid ont hâte de vivre la dernière grande étape de The Voice Belgique en compagnie des talents de cette saison.

Avant de se retrouver pour le Concours Eurovision de la Chanson (elle commente le grand show en compagnie de Jean-Louis Lahaye et lui donne les points), Maureen Louys et Walid animeront les Lives de The Voice Belgique à partir de ce mardi 21 mars sur La Une. Une étape éliminatoire très attendue, tant au niveau des candidats, qu’au niveau des animateurs. "Qui dit direct, dit surprise. C’est le moment où on voit les vrais showmen, où les talents qui étaient plus en retrait se révèlent, où les petites chenilles deviennent de beaux papillons", explique Maureen Louys qui, comme Walid, vit ce moment d’excitation et de stress comme les talents. "On se demande qui va être pris par le stress ou pas. Les candidats comprennent qu’il y a un enjeu important. Aux Lives, ça passe ou ça casse. Il faut donc tout donner !", lance, quant à lui, l’animateur de C’est presque sérieux sur La Première.

Est-ce qu’après avoir vu un candidat pour la première fois, vous pouvez dire s’il ira loin ou pas dans l’aventure The Voice Belgique ?

M.L. : "Il y a trois ou quatre talents qui, dès le départ, nous ont bien scotchés, qui sortent du lot parce qu’ils ont une voix atypique ou un univers particulier. Ce sont souvent ceux-là qu’on croise en demi-finale et parfois en finale. On a toujours su que Loïc Nottet irait loin, par exemple. Nous, en tant que présentateurs, on a nos chouchous mais on n’en parle jamais parce que ce n’est pas juste vis-à-vis des autres candidats, même si on n’a pas de poids dans les votes."

W. : "Moi, je trouve que c’est assez subjectif. On voit quelqu’un aller plus loin en fonction de notre sensibilité musicale. Parfois, on fait des paris osés…"

Avez-vous déjà fait le bon pronostic ?

Ensemble : "Jamais !" (rires)

W. : "Moi, par exemple, je voyais Pierre Lizée gagner l’année dernière mais je me suis trompé."

Trouvez-vous que les candidats sont, avec les années, de plus en plus préparés à participer à The Voice Belgique ?

W. : "C’est clair qu’ils connaissent mieux le show mais bon ils ont quand même cinq longueurs d’avance ! Cette saison, on s’est rendu compte qu’il y a davantage de candidats avec un parcours artistique, au-delà du karaoké. Ce sont de vrais passionnés qui ont travaillé dur avant d’arriver sur la scène de The Voice . Ils viennent donc avec une vraie envie de progresser, de percer mais également l’envie de mettre quelque chose en plus dans leurs bagages."

M.L. : "C’est clair que les talents arrivent avec une connaissance du show mais il ne faut pas oublier que tant qu’on ne le vit pas, on ne peut pas réellement se faire une idée de ce que c’est. C’est très différent une fois sur place. La grande nouveauté, c’est que plusieurs candidats ont également été inscrits par procuration. Ils se font inscrire par un de leurs proches qui ont repéré leur talent."

Avez-vous déjà assisté à de vrais moments de stress dans les coulisses ?

M.L. "On assiste à de très beaux moments, parfois tragiques. Les proches disent qu’ils ne stressent pas mais quand vient le moment du direct, ils ne tiennent plus sur place. J’ai vu des grands-mères pleurer, des parents terrorisés. Nous, on stresse un peu aussi mais on est là aussi pour les rassurer."

W. : "Il y a une différence entre regarder le show à la télévision et dans les coulisses. Je ne suis pas aux Duels donc je les regarde de la maison. Je peux vous dire que c’est une réelle cocotte-minute d’émotions."

Est-ce que vous assistez parfois aussi à de grosses déceptions ?

W. : "Oui, bien sûr. Mais, il faut se dire que l’échec a parfois du positif. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas gagné The Voice que le parcours musical des candidats s’arrête là. Leur rêve doit continuer au-delà de l’émission qu’il faut voir comme un passage enrichissant, une parenthèse qui leur a ouvert des portes et permis peut-être de saisir un certain nombre d’opportunités."

M.L. : "C’est vrai qu’en participant à The Voice , les candidats se créent rapidement un réseau professionnel. Ça leur permet d’accélérer le processus."

Auriez-vous participé à The Voice Belgique si vous ne présentiez pas l’émission ?

M.L. :"Je n’aurais pas su le faire ! Quel stress ! Mais, je pense que si c’était mon rêve, ma famille m’aurait déjà inscrite (rires) ! J’aurais choisi BJ Scott et Quentin Mosimann, les deux en même temps !"

W. : "Si j’avais le truc dans la voix, pourquoi pas ! D’ailleurs j’aurais aimé être coaché par Maureen…" (rires)

La grande nouveauté de cette saison, c’est également l’arrivée d’un nouveau genre avec Big Flo et Oli…

M.L. :"Je trouve qu’ils apportent de la fraîcheur et de l’humour à l’émission. Mais, en plus de ça, ce sont deux artistes très pertinents. Les jeunes en sont fans !"

W. :" Oui, je le vois avec mes enfants de 5, 7 et 10 ans qui écoutent leurs chansons dans la voiture. Big Flo et Oli sont peut-être jeunes mais ils ont des années de solfège derrière eux et une belle plume. Ils sont un peu dans la même lignée que IAM. Ils amusent la galerie sur le plateau mais au-delà de ça, ils réfléchissent beaucoup."

M.L. : "Et, on pourrait penser le contraire mais ça fait rire la génération plus âgée ! Michel Lecomte (journaliste sportif de la RTBF NdlR.) , par exemple, adore The Voice Belgique et regarde l’émission avec son fils."

Vous aussi vous regardez les Blinds et les Duels (épisodes enregistrés) de The Voice Belgique en famille ?

M.L. "J’ai toujours été cliente de ce genre de programme comme la Star Ac’ , Nouvelle Star , etc. Donc, j’aime regarder The Voice Belgique chez moi pour vivre l’aventure comme le téléspectateur. Malheureusement, je spoile souvent ma propre émission en famille sans le faire exprès." (rires)

W. : "J’adore vivre les Duels de chez moi. Je ne les anime pas donc je les découvre comme tous les téléspectateurs et j’essaye de deviner qui décrochera sa place pour les Lives."

Est-ce que The Voice Belgique pourrait également diffuser les castings ratés comme le faisait A la recherche de la Nouvelle Star à l’époque ?

W. : "Je voulais le faire dans la Smartroom mais c’est vrai que ça n’irait pas dans le programme. On respecte le talent pour ce qu’il est et on ne veut pas le ridiculiser. Les casseroles font marrer plein de monde mais peut-être pas la personne en question. Nous, on préfère se marrer avec eux plutôt que de se moquer d’eux. On est là pour sublimer le talent."

M.L. : "Ce n’est pas dans l’esprit de The Voice . Si chaque pays peut se permettre d’ajouter des petits trucs au programme, il y a des limites. Notre touche à nous serait ce côté décalé propre aux Belges !"