Télévision Pierre Edel participait à son… quatrième The Voice après la France, la Russie et l’Ukraine

"Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu quoi que ce soit", explique le candidat de The Voice Belgique 7 qui a fait retourner les quatre coachs sur son interprétation des Guns N’Roses (Sweet Child O’Mine) et qui en est déjà à son quatrième télécrochet de la franchise au célèbre micro. "Plus de 30 millions de vues sur YouTube, jouer avec des idoles de jeunesse comme Christophe Godin ou Sergey Mavrin, des concerts dans le monde entier d‘Auckland à Los Angeles, ça ne s’appelle pas une défaite pour moi. "

En effet, Pierre Edel ne voit pas ses quatre passages comme un échec. "Chaque pays a sa mentalité, son budget, son marché et ses préférences musicales. En Belgique, ce sont plutôt des chansons en français, confie le jeune franco- britanico-russe de 30 ans à la voix féminine atypique. Je m’amuse et j’ai envie de me faire connaître à l’international. Je n’ai pas l’impression que ce sont des échecs, mais que je vais plutôt de palier en palier. C’est comme ça que cela se passe aujourd’hui. On est en 2018, plus en 1988… Pour que ça marche, il ne faut pas chercher un producteur qui va te donner un million d’euros pour faire ton album. Il faut se faire connaître par Internet, par les concours, etc. C’est le business actuel."

Connaissiez-vous The Voice au départ ?

"Non, pas du tout à la base. Vu que j’avais été repéré en 2013 sur Internet par l’équipe de The Voice France . J’y suis donc allé. Après, je suis revenu en Russie. Car quelqu’un m’a vu dans The Voice France début 2014. Et fin de l’année, j’ai donc participé à The Voice Russie . Fin 2015, j’ai ensuite été contacté par l’Ukraine et je suis passé dedans en 2016. Et j’ai chaque fois été jusqu’aux lives."

Comment se fait-il que vous n’ayez pas encore explosé dans le milieu musical ?

"Tout le monde a des carrières très différentes. The Voice m’a amené des travaux de sessions, mais ce ne sont pas des choses mises en valeur, on ne fait pas de publicités là-dessus. On enregistre la guitare ou la voix pour des artistes pas connus. Mais je suis notamment parti en Nouvelle-Zélande ou en Inde grâce à The Voice . En Russie, on me reconnaît dans la rue. À Paris, par contre, personne ne me reconnaît. Ça dépend des pays. Mais je n’ai pas attendu The Voice pour faire de la musique. J’en fais depuis mes 6 ans, je fais du piano et j’ai des morceaux sur YouTube et Soundcloud. Je suis très électron libre."

Une mère russe et anglaise, un père français et… vous voilà aujourd’hui en Belgique.

"Si j’ai pu le faire en France, en Ukraine et en Russie, pourquoi ne pas le faire dans d’autres pays qui me tiennent à cœur. J’ai pensé à la Grande-Bretagne au vu de mes origines familiales, mais je n’en dirai pas plus là-dessus (sourire) . Je me suis dit pourquoi pas la Belgique, car j’ai découvert le public francophone assez tardivement. Ce serait une possibilité pour moi de chanter pour la francophonie. Elle est rare et précieuse dans le monde. Quelqu’un m’a invité à jouer au festival Modave September Fest en 2016 et ça a été un coup de cœur de jouer devant quelques milliers de Belges qui adoraient le rock. Je me suis alors dit que ce serait bien de faire The Voice Belgique . J’ai envie que les Belges me découvrent. Surtout que j’avais déjà fait un bœuf avec BJ Scott en festival."

La raison pour laquelle vous l’avez choisie comme coach ?

"Pour moi, BJ, c’est une rockeuse. J’ai senti qu’on était dans le même délire musical. Je suis dans un segment très spécifique. Aux États-Unis, certains percent avec une musique un peu old school . En Europe, la fibre rock à la Led Zeppelin est devenue une antiquité."

© D.R.

The Voice: le retour gagnant de Valentine

Trois ans après avoir été recalée injustement, la jeune fille du Hainaut a pris sa revanche.

" Viens chez moi, je t’attendais, c’est un vrai plaisir d’avoir des gens comme toi dans cette émission", dixit BJ Scott. Au-delà de l’incroyable histoire de Pierre (voir ci-dessus), la deuxième émission de blinds a eu son lot de surprises.

À commencer par Lucie, cette violoncelliste de 54 ans qui a bluffé tout le monde avec son Loop (boucle en anglais, et un instrument technique qui permet d’enregistrer des sons en boucle et en live). "J’ai été bluffée, lance Bj Scott, j’ai cru que c’était des triplés ! Je me suis délicieusement fait avoir, j’adore. C’est couillu, même si tu es une femme !"

Autre instant marquant, qui a donné des frissons à toute l’assistance, lorsque les coaches ont décelé des nodules sur les cordes vocales dans la voix brisée d’une candidate, Christiane. Ou encore Selim, ce fan de Stevie Wonder qui a décidé de jouer à pile ou face (une première dans toute l’histoire de The Voice !) lors de son choix de coach entre BJ Scott et Matthew Irons. Et c’est du côté du leader de Puggy que la pièce est tombée.

Mais le clou reste ces retours gagnants. À savoir Johanna, 37 ans, de Pont-à-Celles, qui avait participé à la saison 5 de The Voice Belgique et avait terminé aux duels. "Je prends ma revanche, je veux aller jusqu’aux lives !" Bingo, Vitaa s’est retournée.

Et last but not least, Valentine de Cambron Saint-Vincent. Celle-là même qui n’avait pas dépassé les blinds lors de la saison 4 mais pour laquelle les téléspectateurs et Sébastien Ministru en personne avaient dénoncé cette injustice : "Rendez-nous Valentine !" Son interprétation de Roxane, de Police, a subjugué tout le monde. Les quatre coaches se sont retournés. Une belle revanche pour la jeune de 20 ans. Si elle a choisi Matthew, Slimane lui a fait une déclaration musicale. "On a assisté à quelque chose de grand. Je ne vais même pas essayer de me battre, tu m’as eu. Je veux t’écrire des chansons. Tu vas être la fierté de ce programme."

Simon Herck pas rappelé cette saison

L’année dernière, Simon Herck avait donné de la fraîcheur à The Voice Belgique. Le Snapchatteur très apprécié des jeunes avait d’ailleurs fait le buzz sur les réseaux sociaux en réalisant une fausse audition en face de Médiarives. En moins de 24 heures, la vidéo, postée sur Instagram et sur Facebook, avait atteint les 100.000 vues et 1000 commentaires mentionnant The Voice Belgique. Le télécrochet phare de La Une avait trouvé la bonne recette d’attirer les plus jeunes, un de ses publics cibles suite à l’arrivée des rappeurs français Big Flo et Oli sur le banc des coachs.

Cette saison, la production tente toutefois d’attirer "un public plus familial". La contribution de Simon Herck n’est donc plus à l’ordre du jour. "On n’est plus du tout dans le même cadre. Cette année, on a opté pour un Back to the roots", nous explique la RTBF qui n’a pas laissé tomber le petit génie des réseaux sociaux. "Il ne fait peut-être plus partie de The Voice Belgique mais la RTBF garde toujours un œil sur Simon Herck. Il fait d’ailleurs partie du casting de PLS, la série produite par la RTBF et exclusivement dédiée à Snapchat."