Télévision

D’emblée, dans le reportage confectionné très intimement par le journaliste Eric Willem - il s’exprime dans ce Reporters à la première personne -, on comprend que Thomas Van Hamme ne voulait pas s’exposer. Il a hésité avant d’accepter la proposition du journaliste auteur du sujet de ce soir consacré au coming out, à la sortie du placard des homosexuels.

Si l’animateur de RTL-TVi ne cache plus son homosexualité, il n’a pas pour habitude d’en faire étalage. Il regrette un peu, d’ailleurs, que "dès qu’on évoque cette question en général", on pense à lui. Et il n’aime pas trop l’idée de passer pour le "porte-parole" de la communauté gay, ni pour le "gay de service".

Mais finalement, pour les besoins du reportage, pour "faire avancer le schmilblik" comme il dit, il s’est livré. Le Reporters de ce soir porte comme titre : De l’ombre à la lumière. Et, justement, "quand on a peur d’exprimer" sa différence, "on reste dans l’ombre". Dans l’ombre (du placard), et inconnu. "Et tout ce qui n’est pas connu fait peur", constate sagement Thomas.

Autour de son témoignage, d’autres, jeunes, moins jeunes, hommes et femmes qui ont eu du mal, ou pas, à franchir le cap du coming out (cf. votre TéléDH de cette semaine).

Pour Thomas Van Hamme , personnalité publique et en couple avec un homme depuis quelques années, sortir du placard n’engageait pas que lui et ses proches. Quand son homosexualité a été révélée, il se souvient avoir "peut-être perdu quelques téléspectateurs. J’ai reçu 2, 3 lettres d’insultes, j’ai entendu dire que je grillerais en enfer." Mais c’est surtout du positif que l’animateur retient de son coming out. "Un monsieur d’une cinquantaine d’années est venu me trouver et m’a dit Merci. Il avait révélé son homosexualité à sa maman en lui disant : Je suis comme Thomas, que tu adores."

Mais plus que le droit à la différence, c’est le droit "à l’indifférence" que revendique Thomas Van Hamme. "J’ai aussi autour de moi beaucoup de gens qui s’en fichent… C’est à cela qu’il faut arriver !"