Télévision À sa mort, l’animateur de France 2 ne veut pas des honneurs de la République. Il estime ne pas être un grand Français.

À tout juste 76 ans mais plus de 50 années de carrière au compteur, Michel Drucker est une institution du PAF, le paysage audiovisuel français. Dire de lui qu’il fait partie des meubles n’est certainement pas une insulte. On en vient même à imaginer qu’il sera toujours là, un peu à l’image de Charles Aznavour que l’on pensait être l’immortel de la chanson.

C’est non sans humour mais aussi lucidité que l’animateur de France 2 s’est exprimé jeudi à propos de la mort à TV Magazine. "Quand la mort frappera à mort , a-t-il raconté , je n’ouvrirai pas. J’aimerais mourir comme Dalida, sur scène." "Ma femme, ajoute-t-il, qui ne manque pas d’humour et qui est d’une lucidité implacable me dit souvent : Olala, le jour où tu vas mourir, je coupe mon téléphone."

Et n’allez pas lui parler d’un hommage national qui pourrait lui être rendu, il juge cela grotesque. "Je ne suis pas un grand Français comme l’ont été Simone Veil, Jean d’Ormesson et Charles Aznavour", a-t-il répondu à TV Magazine. De toute façon, la question ne se pose pas puisque Michel Drucker n’entend pas raccrocher quoi que ce soit, ni sa carrière ni la vie. Il dit avoir rayé le mot retraite et être accro à la télé. Son objectif ? Devenir le premier animateur à passer le cap des 100 ans ! "Je parle sérieusement, dit-il. Sauf si je tombe malade, j’aimerais bien faire à la télévision ce qu’Aznavour a fait sur scène."

On lui souhaite bien évidemment de réaliser cela tout en constatant que l’animateur n’est pas superstitieux. Charles Aznavour aussi disait vouloir vivre 100 ans… avant que la mort n’en décide autrement.