groupe A

Dortmund

chances de l'emporter
★★★☆☆

La révolution Favre

La révolution est en marche. Quand la transition entre Jurgen Klopp et Thomas Tuchel s'était effectuée en douceur à l'été 2015, le départ de l'actuel entraîneur du Paris SG l'an passé a été nettement plus difficile à digérer pour le Borussia Dortmund. Dans la foulée de sa finale de Ligue Europa avec l'Ajax, Peter Bosz n'a tenu que quatre mois, son projet trop ambitieux se heurtant à la réalité du haut niveau. Après l'intérim de Peter Stöger qui a sauvé les meubles, Lucien Favre a débarqué. Enfin. Déjà fortement courtisé l'an passé, le Suisse n'avait pas réussi à se libérer de son contrat à Nice. Le voilà donc de retour en Bundesliga, enfin à la tête d'une formation de premier rang après avoir dirigé le Hertha Berlin ou Mönchengladbach. Réputé pour son exigence tactique et la qualité du jeu qu'il propose, Favre a jeté des bases très intéressantes. Défensivement, l'expérience se concentre dans les couloirs avec Lukas Piszcsek (33 ans) et Marcel Schmelzer (30) quand la charnière centrale affiche 22,5 ans de moyenne d'âge avec les très prometteurs Manuel Akanji et Abdou Diallo, plus grosse recrue de l'été depuis son arrivée de Mayence contre 28 millions. Devant eux, en attendant que Julian Weigl revienne, Axel Witsel s'est imposé aux côtés de Thomas Delaney et Mohamed Dahoud. Quand devant, Paco Alcacer doit être le finisseur attendu d'une équipe qui se repose sur les percussions de Maximilian Philipp et la créativité de Marco Reus.

Le joueur à suivre

Axel Witsel

Text de remplacement

Deux buts lors de ses deux premières apparitions en Coupe d'Allemagne contre Greuther Fürth puis en championnat avec un joli retourné devant le Red Bull Leipzig. “Difficile de faire mieux” , s'est amusé récemment Roberto Martinez au sujet des premiers pas plus que réussis d'Axel Witsel. Deux ans et demi après ses derniers matches dans la compétition avec le Zenith, le Liégeois va à nouveau connaître le grand frisson de la Ligue des Champions. “Évoluer dans des stades pleins, l'ambiance, l'émotion, le haut niveau : toutes ces choses-là me manquaient” , a convenu le milieu lors du dernier rassemblement des Diables. Dans le 4-3-3 de Lucien Favre, Witsel a évolué en sentinelle, retrouvant un rôle qui lui convient bien. Sans pour autant être enfermé dans un carcan “parce que le coach attend plus de moi offensivement et me permet de monter souvent” , précise-t-il. Garant de l'équilibre tactique, très apprécié pour sa justesse, le milieu a tout pour franchir un nouveau cap. Et lui se dit prêt à assumer les responsabilités : “Je suis prêt à être un patron” , clame celui sur qui le Borussia a investi 20 millions d'euros.

Jonathan Lange

L'avis de Thomas Chatelle

"Je suis sous le charme de Lucien Favre et je suis curieux voir comment il va imposer sa griffe à Dormtund dans un club au potentiel énorme, avec un vécu, une histoire et une atmosphère. Je suis vraiment content de voir un technicien comme lui mettre son talent de coach au service de ce club. Les cadres ont été très rajeunis, avec beaucoup de changements au milieu où Witsel et Delaney sont arrivés quand Weigl est toujours là et derrière avec la jeunesse et la qualité de la paire Akanji et Diallo. Le talent ne suffit pas toujours en Ligue des Champions où il faut aussi de l'efficacité. Et ce sera la clef pour cette équipe qui doit faire le deuil de deux énormes talents, Dembélé et Aubameyang, partis l'an passé. Le Borussia doit trouver une solution. Reus a un talent fou mais il est souvent blessé, Pulisic est aussi doué et Alcacer est arrivé en fin de marcato quand Philipp a été intéressant. Il faudra qu'un de ces joueurs parvienne à marquer 20, 25 buts cette saison. Il y a un vrai point d'interrogation sur leadership offensif que Batshuayi avait assumé l'an dernier. Mais je les vois terminer deuxième de leur groupe."

Recueillis par Jo. L.

Champions League - Dortmund