groupe F

Hoffenheim

chances de l'emporter
★☆☆☆☆

Le crépuscule de Nagelsmann

L'ascension est linéaire. Elle porte la marque de Julian Nagelsmann. Après avoir sauvé Hoffenheim de la relégation la première saison, avoir conduit son équipe en barrages de la compétition en butant sur Liverpool la deuxième, le technicien allemand a offert au club de Dietmar Hopp une première participation historique à la Ligue des Champions. Le tout alors que la fin de son aventure est déjà écrite. L'été prochain, Nagelsmann dirigera le Red Bull Leipzig alors que le Real Madrid s'était intéressé au profil d'un entraîneur “qui n'a aucune limite” selon Ralf Rangnick, actuellement en poste à Leipzig. Le voir pour la première fois au plus haut niveau s'annonce révélateur tant le technicien, 33 ans depuis cet été, reste une vraie curiosité. D'autant que Hoffenheim a perdu cet été ses deux meilleurs buteurs de la saison dernière. Serge Gnabry (10 réalisations) est rentré au Bayern Munich après son prêt quand Mark Uth (14 buts) a profité de sa liberté pour rejoindre Schalke alors qu'un certain Ishak Belfodil a débarqué mais peine pour l'instant à faire son trou au sein d'une formation emmenée par le vice-champion du monde Andrej Kramaric, que Nagelsmann rêve de hisser au moins à la troisième place. Pour continuer cette folle ascension.

Le joueur à suivre

Nico Schulz

Text de remplacement

“Je n'ai plus 18 ans et je n'ai donc plus de temps à perdre” . Nico Schulz est du genre déterminé. À 25 ans, le défenseur va pourtant découvrir la Ligue des Champions avec l'appétit d'un junior. Le potentiel de ce Berlinois né d'une maman allemande et d'un papa italien est identifié de longue date. Formé au Hertha Berlin où il a passé 15 ans, il n'hésite pas, en 2015, à quitter le club, où il estime que les jeunes n'ont pas leur chance, pour Mönchengladbach. Mais sa carrière y connaît un coup d'arrêt avec une rupture des ligaments croisés quelques mois après son arrivée. Et le gaucher a rejoint Hoffenheim l'été dernier en s'imposant comme un élément moteur grâce à sa flexibilité tactique qui lui permet d'arpenter le couloir. Au point d'être élu meilleur latéral de Bundesliga l'an passé devant le Munichois Joshua Kimmich puis d'être appelé pour la première fois en sélection avec, pour ses débuts contre le Pérou, un but qui illustre sa force de caractère, lui qui avait été impliqué dans l'égalisation adverse et qui s'en amusait: “une telle frappe habituellement ne rentre pas” .

Jonathan Lange

Champions League - Hoffenheim