150 ouvrages d’art à réparer

V. F. Publié le - Mis à jour le

Brabant Wallon

Le contrat de rivière a déjà des effets concrets à Villers-la-Ville, qui vient d’adhérer

VILLERS-LA-VILLE Il y a quelques semaines que Villers-la-Ville a décidé de s’inscrire dans la démarche du contrat de rivière Dyle-Gette. Des réunions préalables avaient permis de préparer plusieurs actions sur le territoire de la commune, qui était la dernière à ne pas être membre du contrat.

Et dès cette semaine, les autorités communales ont concrétisé de premières actions. C’est le cas pour la réfection d’un muret de soutènement du Ri des Goutailles, un petit ruisseau qui coule en contrebas du golf de Rigenée et se jette, quelques dizaines de mètres plus loin, dans le Ri Sainte-Catherine qui lui-même rejoint la Dyle.

Au milieu de nulle part ? Peut-être mais l’endroit nécessitait une intervention urgence : l’ouvrage d’art était dégradé et on risquait un affaissement qui aurait obstrué le passage du ruisseau. “Ce sont des points à surveiller parce qu’ils peuvent jouer un rôle négatif dans les inondations”, explique le bourgmestre villersois, Emmanuel Burton. “Souvent, le travail ne pose pas un problème de budget : il faut juste refaire un mur, remplacer une buse, remettre une taque…”

Ce sont les bénévoles du Contrat de rivière qui, durant de longs mois, ont effectué un travail d’inventaire dans tout le bassin de la Dyle et de la Gette pour relever tous les ouvrages d’art dégradés. Ils ont pointé 64 ponts et parapets à remettre en état, 47 murs ou maçonneries diverses, 10 vannes ou bief, 23 passerelles, cinq voûtements et un seuil. Soit 150 points noirs pour lesquels une solution doit être apportée.

Par qui ? Par les propriétaires, disent les règlements, qui instaurent une amende allant jusqu’à 100.000 € si l’entretien n’est pas réalisé, cette carence constituant une infraction environnementale.

Pour près de 90 ouvrages, c’est la province qui est concernée tandis que les communes, elles, doivent en réparer une trentaine.

Après avoir reçu un courrier du contrat de rivière, plus des trois quarts d’entre elles ont réagi positivement en mettant les travaux en œuvre ou du moins en budgétisant leur coût.



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