Brabant Wallon Prévue hier, l’audience a été reportée à septembre pour pouvoir mieux évaluer l’incapacité de la victime.

Il y a deux semaines, une violente agression commise dans le souterrain de la gare de Tubize avait beaucoup fait parler d’elle. Non seulement une victime avait été blessée au point de devoir être hospitalisée pour un traumatisme crânien, mais les jeunes gens qui se sont rendus coupables de ces faits avaient filmé toute la scène, avant de poster la vidéo sur les réseaux sociaux.

Aussi crapuleux qu’idiot : ils ont été rapidement identifiés par la police, d’autant que le clip a fait le buzz et a été rediffusé sur leur site Internet par certains médias, pour dénoncer la violence de l’agression.

Les trois suspects, tout juste majeurs, avaient aussi été filmés par les caméras de surveillance installées à la gare. Originaires de Tubize et de Rebecq selon les informations diffusées par le parquet, ils ont été interpellés à leur domicile et ont fait l’objet d’une procédure accélérée pour venir s’expliquer le plus rapidement possible devant le tribunal correctionnel.

Très rapidement puisqu’ils se retrouvaient sur la feuille de rôle hier matin : Moussa I., Nicolas L. et Baderdine L. sont poursuivis pour coups et blessures volontaires mais un seul d’entre eux avait fait le déplacement à Nivelles.

Un avocat a également précisé que, après ces faits, son client tout juste majeur faisait l’objet d’une assignation à résidence, mesure décidée dans un cadre d’un dossier devant le tribunal de la jeunesse.

Hier, le fond de l’affaire n’a en réalité pas été abordé. La fixation de l’affaire a sans doute été un peu rapide : le médecin qui a examiné la victime dans le cadre de l’enquête a estimé qu’il y avait un risque d’incapacité de plus de quatre mois (selon les termes de la nouvelle loi) voire d’incapacité permanente. Ce qui pourrait changer la qualification à donner aux faits et surtout l’échelle des peines.

Mais il faut vérifier ce qu’il en sera, avec un nouvel examen de la victime cet été. Le tribunal a dès lors décidé de reporter le dossier, qui reviendra à l’audience du 21 septembre. Une trentaine de minutes ont été prévues pour examiner cette affaire.