Brabant Wallon Le ministre d’État ne veut pas discuter de place : l’important est ce qu’on peut apporter…

Si André Flahaut a exercé des responsabilités à divers niveaux et peut se targuer d’une expérience peu commune au niveau national, il n’a jamais été bourgmestre, malgré le nombre d’élections communales auxquelles il a participé dans plusieurs localités du Brabant wallon.

En terre aclote, les coulisses des derniers accords de majorité auraient sans doute de quoi le décourager, mais ce n’est pas le cas. André Flahaut affirme ne pas savoir ce qui va se passer en octobre prochain : avec une liste du bourgmestre (MR) dont le poids est indéniable, Ecolo qui a gagné en visibilité durant cette législature, le CDH qui tente de nouvelles têtes et Défi en quête de ses premiers sièges en terre aclote, mathématiquement tout est possible…

Et une liste citoyenne déjà annoncée ? "C’est une initiative sympathique mais je ne sais pas s’ils parviendront à composer une liste complète, glisse André Flahaut. Je n’ai pas de problèmes avec les idées qu’ils défendent. Évidemment, il y a un certain rejet des hommes politiques traditionnels, de ceux qui sont là depuis longtemps. Mais j’observe que de temps en temps, on a encore besoin de nous…"

Pour l’actuel patron des socialistes aclots, que le PS se retrouve une législature de plus dans la minorité serait une catastrophe. Comme en 2006, comme en 2012, il aspire à un "moteur politique fort" pour Nivelles, afin que le pouvoir local dispose de relais à divers niveaux.

Et il constate que si certains projets ont été menés à bien, pas mal d’occasions ont été manquées en matière de culture, de tourisme, de développement de projets mobilisateurs. Pour faire bref, il a manqué de rayonnement pour Nivelles, qui pourtant a un potentiel énorme. "Qu’on nous laisse encore dans l’opposition alors qu’on représente 30 % de la population me peinerait, complète-t-il. Ce qui m’importe pour 2018, c’est que les gens de ma liste soient les plus nombreux possible à être élus, et qu’ils puissent initier de nouveaux projets."

Une liste qui continuera à jouer l’ouverture et sur laquelle la plupart de ceux qui sont élus aujourd’hui sont prêts à figurer à nouveau. Et pour éclaircir un point qui intrigue certains observateurs de la vie politique aclote, André Flahaut certifie que Marie-Thérèse Botte sera à nouveau sur sa liste en 2018.

Par contre, un ancien de la liste de Pierre Huart - mais pas de cette mandature - est annoncé aussi sur la liste socialiste. Il s’agit d’André Decasteau.

Et le mayorat ? "Non, je ne renonce pas, répond-il. S’il y a une perspective d’accord avec le MR, mathématiquement, ce ne sera pas moi, c’est clair. Mais si c’est avec une autre liste, alors sans doute… Je ne vais pas imposer une alliance avec le MR, mais je n’y ferai pas obstacle non plus. En réalité, Pierre Huart craint une ingérence de ma part alors que je suis là pour aider. Je l’ai d’ailleurs démontré sur un certain nombre de dossiers. C’est vrai que je n’ai jamais été maïeur, mais j’ai toujours fait du maillage !"