Brabant Wallon Le président du parlement wallon répond aux attaques d’André Flahaut

Allumé sur Twitter par le socialiste André Flahaut qui l’accusait de vouloir s’accaparer le travail des autres (en l’occurrence la députée PS Anne Lambelin) concernant la problématique des abris de nuit en Brabant wallon (Lire DH de mardi), le Perwézien André Antoine (CDH) a tenu à réagir. "Les SDF se contrefichent des polémiques stériles, rétorque le bourgmestre en titre de Perwez. Ce qu’ils veulent, c’est un endroit où pouvoir passer leurs nuits au chaud."

Et celui qui est aussi président du parlement wallon de rappeler la genèse de la réflexion. "L’an dernier, nous étions les premiers à rappeler qu’il était urgent de trouver une solution, qu’il était urgent de permettre aux plus démunis de s’abriter sous un toit pour passer l’hiver. Nous avons alors soumis l’idée d’une solidarité parfaite de chaque citoyen de la province pour créer deux abris de nuit. Un dans le centre et un dans l’ouest du Brabant wallon. Cela n’aurait demandé que 40 cents par citoyen. C’était une solution conviviale, praticable et finançable."

De telle façon, toutes les communes auraient été sur un même pied d’égalité, estime André Antoine. "Anne Lambelin a alors pris l’initiative de regrouper toutes les forces vives concernées par le dossier. Pas une seule fois, nous n’avons voulu l’incriminer. Mais force est de constater que, malgré tous ses efforts, on n’a toujours pas trouvé de solution. Et qu’aujourd’hui, des hommes et des femmes continuent de dormir dans la rue."

Et André Antoine d’embrayer sur une autre pique envoyée par André Flahaut à son égard. "Il se demande ce que je faisais à l’inauguration de la ligne Conforto 3 (NdlR : qui part de Walibi pour rejoindre Auderghem). Dois-je lui rappeler qu’en 2008, au moment où j’étais ministre wallon des Transports, j’ai été le premier à autoriser la circulation des bus sur la bande d’arrêt d’urgence ? Et je continue à me battre pour améliorer la mobilité dans la province."

Le CDH termine en précisant qu’au vu de la situation des sans-abri ou de la mobilité en Brabant wallon, on a "besoin de solutions, pas de polémiques stériles. C’est affligeant. Je préfère André la solution, qu’André la polémique."