Brabant Wallon Un Bruxellois qui livrait de la cocaïne avait failli tuer un policier avec sa voiture

Le 23 août 2015, alors que la soirée G-Move battait son plein à proximité, la police locale avait établi un barrage au carrefour de la chaussée de Wavre et de la rue du Stampia, à Grez-Doiceau. Vers 2 h du matin, ils ont vu arriver de loin une Citroën C4 qui roulait à vive allure.

Deux agents, dont un détaché de la police fédérale, se sont positionnés dans le carrefour pour forcer le conducteur a s’arrêter et ainsi procéder au contrôle du véhicule.

La Citroën a ralenti… puis a accéléré à nouveau et est passée en force au travers du dispositif. Un des agents n’a eu le temps que de se jeter sur le trottoir pour ne pas être percuté. La voiture a été signalée dix minutes plus tard dans un ruisseau, retournée : le conducteur en avait visiblement perdu le contrôle, et des riverains ont vu deux jeunes hommes en sortir avant de disparaître dans la nuit.

Des informations parvenues à la police et un prélèvement ADN dans le véhicule ont permis de remonter jusqu’à Mohamed B., un jeune Bruxellois. La voiture avait été immatriculée non pas à son nom, mais à celui d’une amie d’un de ses copains, alors qu’il était bien l’utilisateur de la Citroën. Mais il avait été déchu du droit de conduire, et se servait par ailleurs de la voiture pour… livrer de la cocaïne.

C’est pour cela qu’il était à proximité de la soirée le 23 août 2015 à Grez : il lui restait trois boulettes à apporter à des acheteurs. Et on comprend pourquoi le gaillard ne voulait pas être contrôlé par la police !

Cependant, durant l’enquête et devant le tribunal correctionnel encore, Mohamed B. a prétendu qu’il n’avait absolument pas vu les policiers. Et qu’il n’avait dès lors aucune intention de les mettre en danger, alors qu’il était poursuivi pour tentative de meurtre et rébellion.

Le tribunal, dans son jugement rendu hier, estime que la version n’est pas du tout crédible, et qu’il a volontairement pris le risque de percuter un policier pour se soustraire au contrôle. Le jeune homme écope dès lors de deux ans d’emprisonnement ferme.