Brabant Wallon Les cinq zones sont précisées avec confirmation d’un abattage de 59,3 hectares sur les 105 de la base

La DH avait communiqué l’information alors que du côté des autorités communales on semblait ne pas être au courant. La Défense compte abattre 2.700 m³ d’arbres, soit 59,3 hectares de la base aérienne de Beauvechain. Depuis lors, les autorités tentent d’en savoir plus et, surtout, de limiter les impacts et les conséquences qui pourraient intervenir : nuisances sonores, coulées d’eau…

Après avoir demandé à être reçues en urgence à la base, les autorités étaient restées sur leur faim, estimant que l’armée se fichait d’eux. Le dialogue n’a toutefois pas été rompu et une nouvelle réunion a eu lieu fin de semaine passée.

Le bourgmestre Marc Deconinck livre quelques informations, dont, ce qui intéressera ceux qui connaissent les lieux, les répartitions géographiques des abattages prévus.

On apprend que cinq zones avec vingt-cinq parcelles totalisant une superficie de 59,3 ha sur les 105 hectares boisés de la base sont concernées. Hors zone dite du dépôt de munitions à l’ouest de la base (18 ha), de la zone assainissement du sud (10 ha) et de zones herbeuses (3 ha), ce sont 28,3 ha de zones boisées qui seront soumises à abattage intensif, dont certaines seront replantées de feuillus à hauteur de 16,1 ha, soit un déboisement effectif de 12,2 ha. Un peu plus d’ 1 ha va être concerné par le dégagement des clôtures, 7,5 ha par la reconversion en pâturage dans des zones sensibles et 3,6 par des abattages à proximité des hangars, parkings et voiries. Une haie vive d’environ 200 m sera, par ailleurs, replantée. La zone de 10 ha va être soumise à l’abattage d’arbres et aux excavations de nombreux gravats, certains datant de la Seconde Guerre mondiale.

La zone qui apparaît la plus sensible est celle du dépôt de munitions où l’on comptabilise 18 ha de friches, de ronces, d’arbustes, d’épineux, d’arbres isolés. Un nettoyage de 9 ha avec 6 ha de merlons convertis en prairies réservées au pâturage de moutons et 3 ha de dégagement de clôtures, de voiries et d’éradications d’épineux seraient pratiqués. Le solde pourrait être maintenu en l’état en concertation avec le DNF.

Le collège a aussi pris acte de la réponse du ministre de la Défense au député Georges Gilkinet dans laquelle il précise que le projet n’est pas figé et que des échanges sont en cours avec les autorités communales. "C’est bien le cas", ose Marc Deconinck.

La réponse du ministre wallon de l’Agriculture, de la Nature et de la Forêt au député Olivier Maroy précise que la zone dite du dépôt de munitionss fait l’objet de discussions avec le DNF, qui a par ailleurs classé cinq arbres comme remarquables et cinq comme étant de grand intérêt biologique. En ce qui concerne la présence éventuelle d’espèces protégées, "les règles en matière de dérogation à la loi sur la Conservation de la nature devront, le cas échéant, être respectées et ce, sur l’ensemble de la base. Les autorités locales partagent bien évidemment ce point de vue et veilleront à ce qu’il en soit ainsi."