Brabant Wallon Les autorités communales vont faire l’acquisition du bâtiment pour l’installer

Il y a quelques mois, fin décembre plus précisément, le couperet était tombé : la justice de paix de Tubize allait devoir fermer ses portes en 2019. Un coup dur pour les Tubiziens tant ce service était important dans la cité du Betchard.

Mais voilà, à force de courage et d’imagination, les autorités communales ont trouvé une parade pour la sauver. En effet, lors du dernier conseil communal, il a été décidé de racheter le bâtiment en question qui se situe au boulevard Georges Deryck de sorte à préserver cette activité. "Dans un premier temps, le bâtiment permettra de loger une partie de notre centre administratif, note Michel Januth, le maïeur tubizien. Ensuite, une fois que la suppression de la justice de paix, en 2019, sera effective, nous disposerons donc d’un bâtiment qui permettra de garantir la justice sous l’arbre."

Concrètement, la Justice de paix sera maintenue dans le bâtiment et un juge, détaché de Nivelles ou de Braine-l’Alleud, viendra exercer ses fonctions à Tubize. "Grâce à cette solution, on peut continuer d’avoir un service de qualité alors qu’on maintient une salle d’audience et des bureaux pour les greffes. C’est une vraie justice de paix sauf que le siège sera à Nivelles mais, au lieu que les Tubiziens soient contraints de se déplacer jusque Nivelles, c’est un juge qui fera le déplacement jusque Tubize."

Et les conditions de travail et de jugement resteront identiques à celles que l’on retrouve actuellement. "Pour que cela se réalise, nous avions besoin de l’accord du conseil communal pour racheter le bâtiment pour un peu plus de 900.000 euros, continue Michel Januth. Pour le moment, nous sommes encore en négociation avec la Régie des bâtiments et le ministère de la Justice pour concrétiser cela. Ce qui permettra de préserver un service important à la population à Tubize. Contrairement à ce qui se dit parfois : non, tout ne ferme pas à Tubize."

Une bonne nouvelle pour les habitants de la cité du Betchard qui ne seront donc pas obligés, dès 2019, de se déplacer jusque dans la cité aclote pour passer devant une justice de paix.