Brabant Wallon On est repassé sous la barre symbolique des 1.000 exploitations agricoles dans la Jeune Province

Entre les intempéries, telles que les orages ou la grêle qui peuvent ruiner en une soirée le travail d’une année entière, et la sécheresse qui entraîne dans certaines exploitations des pertes estimées allant jusqu’à 40 %, le métier d’agriculteur en Belgique est devenu un véritable sacerdoce ces dernières années.

À cela s’ajoutent des horaires compliqués et, parfois, l’intervention de riverains qui se plaignent des odeurs nauséabondes lors de l’épandage du fumier sur les champs ou que l’on moissonne, bruyamment, durant les week-ends…

Autant de difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les agriculteurs du Brabant wallon et qui, compilées à la problématique de rentabilité, contraignent chaque année plusieurs d’entre eux à plier boutique.

L’an dernier, pas moins de trente-sept exploitations agricoles installées en Brabant wallon ont ainsi mis la clef sous le paillasson. Conséquence directe : le nombre d’exploitations est passé pour la première fois, depuis qu’un recensement existe en la matière, sous la barre des 1.000 en Brabant wallon.

Aujourd’hui, ils ne sont plus que 983 à exercer dans la Jeune Province. Et même si la grande majorité des petites exploitations est en réalité reprise par d’autres plus imposantes, la superficie dédiée à l’agriculture en Brabant wallon, également grignotée par une urbanisation croissante de la Jeune Province, a également considérablement chuté en 2017.

Alors que 643 km² de terres (soit 58,9 % du Brabant wallon) étaient dédiées à l’agriculture ou l’élevage en 2016, cette superficie agricole n’était plus que de 615 km² l’an dernier. Soit une baisse de superficie agricole de 4,3 % en à peine un an !