Brabant Wallon Le député Tanguy Stuckens est inquiet par les normes qui sont de plus en plus importantes et contraignantes

Ce ne sont pas les futurs parents qui nous contrediront : trouver une place pour son enfant dans un milieu d’accueil, c’est la galère. La plupart affichent complets alors que d’autres sont hors de prix. Et malheureusement, la situation ne semble pas évoluer dans le bon sens.

Si en Brabant wallon, on n’est pas les plus à plaindre, la situation est tout de même compliquée notamment pour ceux et celles qui souhaitent ouvrir un nouveau milieu d’accueil pour la petite enfance. "Nous sommes en train de chercher des solutions pour unir les différents intervenants afin de répondre le plus rapidement possible à la demande", explique le député provincial Tanguy Stuckens.

Car avant d’ouvrir, il y a plusieurs étapes à franchir. "L’ONE fait une demande à la commune afin de savoir si elle autorise l’ouverture d’un nouveau milieu. Ensuite, cette demande remonte vers le bourgmestre qui demande aux pompiers d’effectuer les vérifications d’usage. Pour le moment, une réponse est demandée dans les 60 jours et en attendant, l’ouverture est autorisée sous réserve de l’avis des pompiers. Une situation qui pourrait changer car l’ONE pense faire passer cette acceptation sous réserve en un avis négatif car il y a déjà eu quelques soucis par le passé."

Et quand on sait que les normes sont de plus en plus strictes, beaucoup se découragent avant même d’avoir accueilli leur premier enfant. "Cela m’inquiète car ces normes sont clairement un frein à la création de nouveaux milieux d’accueil. De plus, il faut aussi penser à ceux qui sont déjà ouverts. Ils doivent sans cesse se remettre en ordre et cela coûte cher. Je comprends qu’on veuille tendre vers la perfection pour les nouveaux milieux d’accueil mais pour les plus anciens, il est aussi important de faire en sorte qu’ils survivent. L’évolution des normes de sécurité, qui sont importantes bien évidemment, met en péril certains milieux d’accueil et dans cette dynamique, la sécurité ne sera jamais suffisante", conclut le député provincial, particulièrement inquiet et préoccupé par cette situation.