Brabant Wallon Les drames se succèdent, mais aucune mesure concrète n’est prise

Ce samedi, cela fera trois ans que Patrick Gaudy, cyclo-crossman bien connu, se faisait faucher par un camion du côté de Mont-Saint-Guibert, près de l’Axisparc, en pratiquant son sport. Dans la foulée, certaines autorités avaient laissé entendre que les cyclistes, qui criaient leur indignation et réclamaient des mesures, seraient entendus et que des actions seraient menées. Aujourd’hui, rien n’a bougé, ou presque… Le Guibertin Yuri Feijtel ne peut que déplorer la situation. Voici douze ans, il circulait sur la Nationale 4 avec son papa, en bicyclette, lorsqu’un filet orange de chantier, pris dans le vent, est venu se coincer dans le vélo de son père. Projeté au sol la tête la première, l’infortuné ne s’est jamais réveillé… " Les cyclistes en danger sur la route, oui cela me parle ! Je vois les choses sous deux aspects. Le premier est que rien ne change et que les problèmes rencontrés sont toujours les mêmes sur le terrain. Le second concerne les usagers faibles qui ne sont que peu considérés sur la voie publique. Il y a bien eu une campagne de distance d’1,5 mètre lors des dépassements mais… tout le monde s’en fiche ! "

Pour Yuri, les automobilistes ne se rendent pas toujours compte du danger qu’ils créent en frôlant un vélo. " Les usagers sont visiblement incapables de partager le terrain entre eux. Et là, je vise aussi les cyclistes qui doivent se rendre mieux compte que la route n’est pas que pour eux ! Qu’attendent-ils pour en être conscients et aussi pour veiller à être vus lorsqu’ils circulent sur la voie publique… "

Pour Yuri, pas question non plus de rouler vite pour que la pratique soit dangereuse. " Avec papa, nous roulions à peine à 25 km/h lorsque le drame est survenu… Depuis, il a laissé ses enfants, sa femme… Sur le moment, on se dit que les choses vont changer, mais après quelques jours, plus rien ne bouge, on oublie de prendre des mesures, puis le temps passe ! "