Brabant Wallon Villers, Genappe, Les Bons Villers et Court-St-Etienne travaillent sur un projet commun

Le vieillissement de la population est pointé partout en Brabant wallon comme un enjeu d’avenir et un véritable défi que les pouvoirs publics doivent relever sans tarder. Mais cela implique des investissements importants et quatre communes travaillent aujourd’hui ensemble pour monter un projet de maison de repos : Villers-la-Ville, Court-Saint-Etienne, Genappe et Les Bons Villers (en Hainaut) se sont lancées.

Mais pas sans filet. Avant d’élaborer des plans précis, les quatre CPAS et les quatre communes ont commandé deux études pour préparer le projet. La première est plutôt d’ordre sociologique et vise à identifier les besoins, en prenant en compte l’évolution de la population sur le territoire des quatre entités. Elle est menée par la chercheuse démographe Sarah Bellet, sous la direction du professeur de l’UCL Bernard Fusulier.

Les premiers résultats, basés pour l’instant sur des données chiffrées - un volet qualitatif est également prévu  - sont déjà édifiants : il y a 10 ans, en Brabant wallon, une personne sur cinq était âgée de plus de 60 ans. Aujourd’hui, on est déjà à une personne sur quatre et l’espérance de vie s’est accrue de trois ans ces quinze dernières années.

On sait aussi que 40 % des aînés de plus de 80 ans constituent un ménage isolé, et que 16 % des plus de 75 ans souffrent d’une maladie chronique, qui nécessite donc une prise en charge. Les logements adaptés aux aînés existent, mais les listes d’attente sont déjà longues actuellement.

Quant aux maisons de repos, il n’y en a aucune publique sur le territoire des quatre communes. Le privé est présent, mais cela implique une logique de rentabilité et donc des tarifs qui ne sont pas à la portée de tous.

Une maison de repos publique apportera sans doute des solutions, mais il faut gérer l’aspect financier.

C’est le but de la deuxième étude commandée par les quatre communes. Un cabinet spécialisé se penchera sur cet aspect en prenant en compte deux volets : l’investissement nécessaire ainsi que le financement du projet (via des subsides notamment), et les paramètres de gestion une fois la maison de repos construite, pour que celle-ci soit viable dans le temps.

Et les spécialistes prépareront également un travail juridique portant sur l’organisation et la répartition des compétences entre les quatre communes. Le tout sera présenté en septembre prochain.