Brabant Wallon Les Écologistes du BW ont réagi aux propositions faites par le CDH pour la mobilité dans la Jeune Province.

La semaine dernière, le CDH présentait ses priorités pour faciliter la mobilité au sein de la Jeune Province. Nouvelles routes, échangeurs, élargissements de voiries ou passages à niveaux enfouis sont quelques-uns de ces projets.

Mais du côté d’Ecolo, on ne peut pas dire qu’on partage le même enthousiasme “Deux éléments sont frappants dans cette vision : le premier, le plus dramatique, c’est que le tout à la voiture domine entièrement le discours, déplore la député Hélène Ryckmans. Le second, c’est le caractère daté de ces projets. Pour la grande majorité, il s’agit de tronçons routiers qui font l’objet d’études ou sont sur le bureau du SPW depuis des années. On fait du neuf avec du vieux !

Si les Écologistes reconnaissent que certains projets sont indispensables, ils auraient préféré une autre vision de la mobilité à long terme. “Une politique de mobilité pensée à long terme doit intégrer un ensemble de mesure : réseaux de voies lentes, sites propres pour les transports en commun, intermodalité connectée, renforcement de l’efficacité des transports en commun,… C’est là que les moyens budgétaires colossaux doivent être mis.

Et de pointer du doigt l’idée de mise en souterrain de plusieurs passages à niveaux dans la cité du Maca. Un projet estimé à 200 millions d’euros. “Toute chose étant égale, une manne de 200 millions d’euros permettrait de réaliser de grandes choses sur l’ensemble du réseau ferré du Brabant wallon, continue Marcel Cheron. Pas juste à faciliter le passage des voitures aux passages à niveaux de Wavre. Avec 205 millions, on pourrait avoir une nouvelle gare à trois voies à Tubize, la réouverture des arrêts de Bierghes, Saintes et Petit-Enghien ou encore la mise à quatre voies entre Chastre et Gembloux.

Pour les Verts, il existe un retard dans la manière de penser des Humanistes. “Les solutions de mobilité d’avenir sont fondées sur une approche multiple : corriger les points noirs, organiser le territoire, créer les conditions de l’intermodalité et permettre la flexibilité. Nous invitons le CDH à repenser la mobilité en BW une seconde fois, en visant 30 ans plus tard. Pas 30 ans dans le passé !