Brabant Wallon Les zones de police tentent de se former pour répondre à toutes éventualités

Ce mardi, deux policières et un futur professeur ont perdu la vie à Liège, des suites d’un acte terroriste. Un fait qui a choqué la population et qui inquiète bien évidemment toutes les zones de police. Mais d’ailleurs, comment ces dernières font-elles pour se préparer à ce genre de faits, si tant est-il possible de s’y préparer ? "Nous faisons pas mal d’exercices Amok (simulation d’attaque terroriste notamment) sur le terrain mais également en interne", explique le commissaire Lagrange, de la zone de police d’Ottignies-Louvain-la-Neuve.

Les policiers participent également à d’autres exercices, en collaboration avec d’autres zones de police mais depuis quelques mois, et les attentats de Paris plus précisément, la prudence est accrue. "Pour les grandes manifestations, on exige un maximum de sécurité et l’accessibilité à certaines zones est réglementée par des blocs de béton. Au niveau des équipements du personnel, on demande qu’il porte un gilet pare-balles pour les interventions."

Mais avant d’aller sur le terrain, il est important de s’entraîner. "Depuis toujours, les policiers doivent aller au stand de tir une fois tous les deux mois, continue le commissaire Lagrange. Depuis les attentats, nous avons la possibilité d’armer les agents de police, ce qui n’était pas le cas avant. Pour ce faire, ils doivent suivre une formation assez conséquente à Namur."

Mais malgré tout, prévoir ce genre d’attaque reste presque impossible. "Pour le moment, on en parle beaucoup et j’ai noté pas mal de stupéfaction par rapport aux familles des victimes. Si je ne me trompe pas, l’une des deux victimes avait perdu son mari et l’autre était la femme d’un commissaire. Tout cela grenouille chez nous et on ne parle plus que de ça. Néanmoins, nous n’allons pas changer notre manière de fonctionner et je ne pense pas que les policiers aient plus d’appréhension qu’il y a quelques jours en venant au travail", conclut le commissaire ottintois.