Brabant Wallon

Deux ans de prison ferme contre un escroc français qui a sévi à Braine et à Bruxelles

En avril 2016, une dame âgée domiciliée à Braine-l’Alleud a été abordée par deux personnes circulant dans une camionnette surmontée d’une échelle. Expliquant qu’ils étaient spécialisés dans les travaux de toiture, les deux deux individus lui ont expliqué avoir repéré, sur le toit de son habitation, un problème mineur. Et pour 20 euros seulement, ils ont proposé de procéder à une réparation rapide.

Mais une fois sur le toit, les soi-disants démousseurs ont dit s’être aperçu que le petit souci était un grave problème touchant la charpente, mettant tout le toit en péril. Il fallait bien entendu traiter d’urgence. Bon, d’accord, cela allait couter cher mais ils étaient prêts à laisser tomber la TVA et travailler au noir…

Une escroquerie devenue classique, mais les suspects étaient expérimentés et sont parvenus à convaincre des victimes non seulement à Braine mais aussi en Flandre et à Bruxelles. Ils n’hésitaient pas à conduire les personnes âgées à la banque, pour qu’elles retirent rapidement les montants nécessaires pour réaliser ces soi-disants réparations de toiture.

La plaque de la camionnette a été relevée. Il s’agissait d’un véhicule de location, dans lequel les suspects se déplaçaient pour faire croire qu’ils étaient entrepreneurs. Une camionnette dont la présence a été relevée lors de plusieurs faits. Et Pascal S., un ressortissant français, a été reconnu formellement par plusieurs victimes.

Entendu par un juge d’instruction puis remis en liberté sous condition, il ne s’est pas présenté lundi devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon. L’affaire a été prise par défaut à son égard, en présence de plusieurs victimes. Une peine de deux ans d’emprisonnement ferme a été requise.

« Il a fait beaucoup de dégâts, on parle d’escroqueries pour plusieurs milliers d’euros commises à l’égard de personnes âgées, donc plus fragiles, a commenté le substitut. J’espère qu’on remettra la main sur cette personne pour qu’elle vienne s’expliquer, mais aussi qu’elle rembourse les victimes. »

Jugement le 8 octobre.