Brabant Wallon La reconstitution de bataille dimanche matin a attiré un public en nombre

Même si les "grandes" reconstitutions n’ont plus lieu que tous les cinq ans sur le champ de bataille de Waterloo, les différents acteurs du site profitent du fait que toutes les infrastructures ont été rénovées pour le Bicentenaire pour en tirer le meilleur parti.

Pas question donc de laisser passer un 18 juin sans commémorer les combats qui ont changé la face de l’Europe. Et ce week-end, le Mémorial 1815 et la Province du Brabant wallon ont mis sur pied des bivouacs napoléoniens qui ont attiré plus de cinq cents reconstitueurs venus de plusieurs pays.

L’occasion de mieux connaître les armes, les exercices militaires ou le mode de vie en général dans les campements des soldats en campagne au XIXe siècle. C’est que les reconstitueurs sont des passionnés très pointus qui peuvent renseigner les curieux sur des aspects complètement ignorés, sauf par quelques spécialistes.

Et le moment le plus couru était naturellement la reconstitution d’une phase des combats pour la prise de la ferme d’Hougoumont. Cette bataille sur l’aile droite des troupes de Wellington reste un grand moment de l’histoire militaire britannique. Et dimanche matin, on peut dire que le public a été comblé : il a pu vivre d’assez près les charges de cavalerie, la formation des carrés pour s’en protéger, les canonnades de l’artillerie, les spectaculaires tirs en ligne et, évidemment, les tentatives d’enfoncement de la porte Nord de la ferme.

Ici aussi, les organisateurs avaient misé sur les explications, et les commentaires diffusés tout autour du champ de bataille étaient fournis en français, en anglais et en néerlandais. Bonne idée parce que, dans le public venu en nombre, on entendait dans à peu près toutes les langues parlées en Europe des commentaires sur l’acharnement du prince Jérome Bonaparte, la puissance des canons, la couleur des uniformes des Hanovriens, l’air de cornemuse accompagnant les Écossais…