Brabant Wallon Le prévenu faisait disparaître des téléphones du stock de son employeur

En novembre 2016, un cambriolage important s’est produit dans un magasin de Waterloo, spécialisé dans les produits Apple. Les voleurs avaient été efficaces et n’avaient pas laissé beaucoup de traces donc pour les pister, les enquêteurs ont choisi un autre moyen : retrouver la trace des marchandises volées à partir des numéros de série.

La méthode a débouché sur une surprise : il est apparu que des iPhone qui étaient censés se trouver dans les stocks lorsque les voleurs ont débarqué à Waterloo avaient été vendus plusieurs mois auparavant… au Cash Converters de Braine-l’Alleud.

L’explication est venue d’un employé du magasin : il a avoué avoir écoulé certains articles dans ce magasin de seconde main de Braine, alors qu’il travaillait depuis des années à Waterloo et estimait qu’il était trop peu payé.

À l’audience, devant le tribunal correctionnel, il a présenté une version légèrement divergente. À le croire, ce n’était pas vraiment du vol : il s’agissait d’un arrangement avec son employeur pour écouler du matériel trop ancien. Mais il convenait avoir gardé une partie de l’argent pour lui…

Arrangement ? Le tribunal s’est étonné : aucune pièce n’atteste de sortie du stock, pas plus que des rentrées d’argent y correspondant. Comment l’employeur pouvait-il dès lors savoir ce qui était vendu par ce biais ? Le ministère public ne croyait guère à cette version et la partie civile, elle, niait ce type d’accord, réclamant le remboursement de la totalité des objets revendus en seconde main.

Il faut dire qu’il y en avait pour environ 20.000 euros ! Le tribunal a rendu son jugement hier. Le prévenu est reconnu coupable des préventions qui lui étaient reprochées et écope d’une peine de travail de 150 heures. Et il devra rembourser un peu plus de 20.000 € à son ancien employeur.