Brabant Wallon La mise en place de la Régie autonome chamboule les habitudes financières des clubs

On ne peut pas encore plonger dans la piscine au Paradis, mais elle arrive et elle crée des changements d’habitude… jusque dans la gestion financière des quelque 80 clubs sportifs actifs à Braine-l’Alleud.

C’est que pour récupérer les trois millions d’euros de TVA sur la construction du bâtiment et ensuite sur les frais de fonctionnement de toutes les infrastructures sportives brainoises, la commune doit créer une Régie autonome gérant ses salles, pistes et autres terrains. Et le système TVA impose d’engranger des recettes.

Braine-l’Alleud fera dès lors payer l’occupation des infrastructures aux clubs, alors que ce n’était pas le cas pour l’instant. Pas de panique : le tout a été concerté au sein de la Maison des sports, et un nouveau système d’attribution de subsides a été élaboré pour minimiser les impacts sur les finances des clubs.

Si un prix est fixé pour l’occupation de chaque salle, ce tarif plein sera appliqué de manière progressive, sur quatre ans, pour permettre à chacun de s’adapter. Et des subsides seront attribués (anticipativement au paiement de l’occupation des salles) de manière beaucoup plus transparente, en prenant en compte six critères pondérés.

Sont ainsi pris en compte le nombre d’adhérents, la proportion d’adhérents habitant à Braine-l’Alleud, la présence d’écoles de jeunes au sein du club et la politique sociale de celui-ci, le pourcentage de moniteurs diplômés, le bilan et la trésorerie de l’association, et l’impact des activités sur l’image de Braine-l’Alleud avec la participation aux événements locaux, l’organisation de tournois, etc.

En plus de ces subsides "normaux", des subsides sont également accordés pour des événements spécifiques et d’autres liés aux performances de jeunes sportifs prometteurs. En tout, c’est un million d’euros par an que la commune attribuera désormais aux associations sportives.

Selon l’échevin Geoffroy Matagne, le nouveau système de paiement de l’occupation des salles a aussi permis de responsabiliser certains clubs, qui auparavant n’utilisaient pas toutes les plages horaires qu’ils réservaient.