Brabant Wallon La Régie des bâtiments devrait trancher en novembre sur une nouvelle implantation

La localisation à Braine-l’Alleud du siège de la justice de paix est un feuilleton à épisodes qui dure depuis quelques années. Le bourgmestre Vincent Scourneau, dans une interpellation cette semaine en commission à la chambre, l’a d’ailleurs qualifié de "vaudevillesque".

En 2001, lors de la refonte des cantons judiciaires, une implantation "provisoire" avait été trouvée par la Régie des bâtiments, dans une villa de la rue de la Légère Eau louée à un particulier. Seize ans plus tard, le juge de paix siège toujours sur place bien que les lieux ne soient pas du tout adaptés, notamment en matière d’accès pour les personnes à mobilité réduite.

La Régie avait rapidement acquis un bâtiment à la rue Jules Hans pour y implanter ce service public, mais le bâtiment est vide depuis plus de dix ans et il semble difficile de le mettre aux normes. Il est d’ailleurs question de le vendre… "J’ai proposé à la Régie des bâtiments le rachat de l’immeuble de l’ancienne académie de musique, dans le centre-ville, a indiqué le maïeur brainois en interpellant le ministre fédéral Jan Jambon (N-VA), qui a la tutelle sur la Régie des bâtiments. Examinerez-vous la proposition de la commune ?"

Le ministre a répondu que sécuriser le bâtiment de la rue Jules Hans coûterait en tout cas trop cher. Une étude de faisabilité portant sur l’ancienne gendarmerie, à la rue Pierre Flamand, montre qu’on pourrait y implanter la justice de paix.

Mais en parallèle, une prospection a été lancée en juillet par la Régie, et elle examine pas moins de 17 propositions. La décision, a indiqué le ministre, devrait tomber au mois de novembre.

Vincent Scourneau ayant demandé que la commune soit associée à la réflexion, Jan Jambon a indiqué qu’il n’y était pas opposé sur le principe.