Brabant Wallon Pierre Lambrette, qui présidera le CPAS, n’était pas candidat aux élections communales.

Si les nouveaux élus brainois ont prêté serment hier soir dans l’ancien hôtel de ville, ce n’est pas le cas du futur président du CPAS. Et pour cause : si Pierre Lambrette intégrera bientôt le collège pour remplacer Olivier Parvais en tant que président du CPAS, son nom ne figurait pas sur la Liste du bourgmestre soumise aux Brainois le 14 octobre dernier.

C’est donc lors du conseil communal de janvier qu’il devrait prêter serment. Il était en réalité candidat aux élections provinciales où, pour sa première élection, il a récolté 1 200 voix sur la liste MR.

Pas suffisant pour siéger au conseil provincial mais le bourgmestre Vincent Scourneau, lors d’une réunion de son groupe, a proposé qu’il prenne la tête du CPAS. Ce qui a été approuvé à l’unanimité moins une abstention, lors d’un vote à bulletin secret. "J’ai fait campagne au niveau provincial sans savoir que Vincent Scourneau envisageait pour moi la présidence du CPAS, affirme-t-il. La loi permet d’occuper ce poste sans être élu au niveau communal : c’est une chance donnée à la jeunesse et, personnellement, une belle marque de confiance."

Une marque de confiance qui a fait jaser, sachant que Pierre Lambrette exerce des fonctions d’attaché parlementaire de Vincent Scourneau… "C’est sans doute un choix qui a fait couler beaucoup d’encre et beaucoup de salive, mais je préfère être jugé sur mes actes", glisse l’intéressé.

Lequel compte rester l’assistant parlementaire de Vincent Scourneau jusqu’aux élections fédérales, pour vivre ce scrutin de l’intérieur.

L’opposition, elle, grince des dents. "S’il ne démissionne pas, nous avons un profond malaise, indique Olivier Vanham (IB). Que le président du CPAS soit par ailleurs engagé dans un rapport hiérarchique avec le bourgmestre, ça ne va pas !"

Pierre Lambrette, hier soir, ne voyait pas trop le problème. "Le président du CPAS traite de dossiers sociaux, il n’y a pas d’enjeux politiques. Et si on parle de la volonté de synergie voire de fusion entre CPAS et commune, Vincent Scourneau et moi, nous sommes de toute façon sur la même ligne !"