Brabant Wallon Cinq projets ont été retenus et seront financés pour l’année 2016.

Le contrat de rivière Dyle-Gette mène pas mal d’actions pour sensibiliser la population, réduire le risque d’inondation et préserver la biodiversité le long des cours d’eau du centre et de l’est du Brabant wallon.

Mais dans ses missions figure aussi le soutien aux initiatives de ses partenaires, lorsque celles-ci vont dans le même sens que celles qui sont menées par le contrat de rivière lui-même.

Chaque année, un appel à projets est lancé pour proposer un financement de 50 %, avec un plafond de 1.000 €, afin de concrétiser des dossiers initiés par des associations ou des communes.

Hier étaient présentés ceux qui ont été retenus pour 2016. Que les déçus gardent espoir : l’an prochain, non seulement l’appel à projets sera reconduit mais le financement pourra couvrir 75 % des coûts.

Parmi les dossiers retenus cette fois, on trouve par exemple l’acquisition de matériel de gestion et d’animation pour l’association Natagora : les épuisettes, éprouvettes et autres boîtes-loupes vont servir lors d’animation dans les écoles, ou sur le terrain pour relever par exemple l’indice biotique des cours d’eau.

À Chastre, c’est l’acquisition d’une table de pique-nique qui est cofinancée : elle est située près de l’administration communale, près d’une prairie fleurie et surtout d’une mare qui a été restaurée. Ce qui devrait inciter la population à s’approprier les lieux.

À Villers-la-Ville, il est également question de mare mais le contrat de rivière a financé la réalisation de panneaux didactiques par l’association Jardins partagés de Villers.

À Ottignies, d’autres panneaux (lire ci-contre) permettront au public de mieux faire connaissance avec les castors.

Et puis, il y a un soutien initié par le contrat de rivière lui-même : il a financé l’acquisition de 54 paires de waders, ces (coûteuses) bottes qui permettent d’entrer dans l’eau jusqu’à la taille.

Ces waders seront offerts à 18 communes et 9 associations pour mener des opérations d’entretien ou d’inventaire des cours d’eau et zones humides.


Les castors au centre d’Ottignies

Parmi les projets retenus par le contrat de rivière figure l’installation d’un panneau didactique consacré aux castors. Il sera placé le long du sentier Maurice Carême, à Ottignies, entre la rue des Fusillés et la gare. L’objectif est de mieux faire connaître l’animal, ses habitudes de vie, les signes de sa présence, et de renseigner aussi un numéro pour des questions complémentaires. C’est que le castor, un temps disparu, est bien là, pratiquement en centre-ville. Il a aujourd’hui recolonisé une partie de la Dyle, de l’Argentine, de la Lasne… 

On sait aussi que sa présence est controversée, surtout dans les milieux habités ou en périphérie de ceux-ci. Il s’attaque aux arbres sans trop se préoccuper des panneaux propriété privée, et peut établir des barrages qui font sortir les petits cours d’eau de leur lit… "Au contrat de rivière, si un problème se pose - ce qui n’est pas systématique -, nous sommes pour que les gens se mettent autour d’une table avec les différents acteurs", explique Jean-Marie Tricot. "Autour du castor, même : on préfère les réunions sur place pour objectiver les choses. En cas de nuisances avérées, il existe des mesures préventives : je pense au placement de protections autour des arbres, comme près du site de Walibi. Ou à la pose de tuyaux dans leurs barrages pour permettre à l’eau de s’écouler mais sans détruire ce que font les castors. En dernier recours, avec l’accord de la Région wallonne, l’animal peut être capturé et relâché dans un autre endroit."