Brabant Wallon Hier, sur le site du Paradis, le bon de commande a été remis officiellement à l’entrepreneur

Le bourgmestre Vincent Scourneau avait fait amener, hier matin sur le site dit du Paradis, un énorme tas de farde, de documents, de cartes et de classeurs. Il s’agissait de montrer, concrètement, le dossier piscine qui a occupé l’administration communale durant les dix dernières années.

On le sait, depuis la fermeture définitive de la piscine provinciale du Neptune en 2008, les Brainois attendent une nouvelle infrastructure. Mais le dossier a connu des accrocs à répétition : expropriation contestée (avec succès) en justice, projet olympique recalé, subsides promis mais pas vraiment confirmés…

Pénible mais c’est désormais de l’histoire ancienne. La ministre wallonne des Infrastructures sportives Valérie De Bue a confirmé il y a quelques jours que 3,5 millions d’euros seront octroyés à la commune. Ils s’ajoutent aux 4 millions venant de la Province du Brabant wallon.

La constitution d’une régie communale autonome a permis de boucler aussi un montage permettant de récupérer 3 millions d’euros sur des travaux dont le total est estimé à 15 millions.

Et comme la commune a consigné 5 millions d’euros pour avancer au plus vite, l’affaire est bouclée : hier matin sur le site, l’entrepreneur a officiellement reçu le bon de commande pour entamer le chantier.

Symboliquement, les premiers piquets ont été plantés. Il reste à patienter deux bonnes années pour plonger. La ministre Valérie De Bue, venue en voisine, a tenu à préciser que si elle s’était emparée du dossier brainois pour le faire avancer, ce n’était pas une sorte de "retour de balancier politique" pour favoriser untel ou untel. "Il faut tourner la page de tout cela et octroyer des subsides sur une base objective, a-t-elle affirmé. Et un rapport de la cour des comptes attire l’attention sur le déficit de piscines en Brabant wallon : dans la province, la moyenne est d’un bassin pour 49.000 habitants alors qu’au niveau de la Région wallonne, cette moyenne est d’une piscine pour 28.000 habitants. On se doit donc de soutenir les initiatives qui améliorent la situation."