Brabant Wallon

Un Wavrien ne supportait plus d'entendre pleurer le nourrisson de 21 jours

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné mercredi Lionel P., un habitant de Wavre né en 1989, à cinq ans de prison assortis d'un sursis de cinq ans pour ce qui excède la détention préventive déjà subie. L'homme était poursuivi dans un dossier dit de "bébé secoué".

Alors qu'il avait nié tout au long de l'enquête, l'Ottintois a reconnu lors de l'audience devant le tribunal correctionnel qu'il avait violemment secoué son fils, âgé de 21 jours, parce que le nouveau-né n'arrêtait pas de pleurer. La maman était présente dans le logement mais se trouvait aux toilettes lorsque les faits ont eu lieu. Un temps suspectée de non-assistance à personne en danger, la mère de famille a obtenu un non-lieu en chambre du conseil.

Lorsque son mari a secoué leur bébé le 26 janvier 2016 à leur domicile, elle n'a rien vu. Lorsqu'elle est revenue des toilettes et a vu que l'enfant était blanc, silencieux et semblait avoir du mal à respirer, elle a demandé à son mari de le conduire aux urgences. Ce sont les pédiatres qui ont examiné le petit qui ont donné l'alerte, constatant tous les symptômes (lésions internes, côtes fracturées, hémorragies oculaires...) du bébé secoué. La petite victime a pu être sauvée après plusieurs mois de traitement mais pourrait garder des séquelles.

Dans le jugement rendu mercredi, le tribunal souligne que bien qu'en aveux, le prévenu ne semble toujours pas avoir pris la mesure de la gravité des actes qu'il a commis. Il fustige aussi les mensonges répétés de Lionel P. et évoque des "faits inexcusables". Le sursis qui est accordé pour cette peine de cinq ans de prison est octroyé "dans l'espoir d'une évolution positive" du prévenu.