Brabant Wallon Trois prévenus minimisaient fortement leurs agissements en matière de stups

En mai dernier, un appel téléphonique à la police a dénoncé le trafic auquel se livraient Fabio et sa compagne de l’époque, Melissa, au départ du logement de celle-ci à Braine-l’Alleud. D’autres éléments ont permis de conforter les soupçons de la police, notamment l’analyse du GSM d’un consommateur : les enquêteurs y ont trouvé 300 messages échangés avec Fabio.

On a également identifié le fournisseur du couple : Lionel, qui habite dans la région de Charleroi, passait très régulièrement. Quant aux messages envoyés par Vanessa, il est apparu qu’elle avait envoyé un jour le même texte à 21 numéros différents, pour annoncer qu’elle venait d’obtenir un bon produit… Et en novembre, une perquisition a été menée à Braine-l’Alleud et les policiers ont mis la main sur deux balances de précision, deux GSM, du matériel de conditionnement, une pipe…

Dans la foulée, les agents se sont également rendus chez Lionel : en les voyant arriver, il a mis un sachet dans les WC et caché un paquet de cannabis dans son caleçon. Un autre sachet s’est également déchiré alors qu’il voulait s’en débarrasser et les policiers ont récupéré quatre grammes de cocaïne par terre.

Le trio s’est retrouvé sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel. Fabio a expliqué que l’enquête avait été très mal faite, et qu’il n’avait jamais vendu de cannabis : il achetait seulement pour les amis qui venaient faire la fête chez lui.

Vanessa, elle, confirmait vendre régulièrement de la cocaïne mais c’était juste pour assurer sa consommation personnelle, sans faire du bénéfice. Quant à Lionel, il montrait un peu plus de remords en affirmant qu’il regrettait les faits et qu’il allait à présent se concentrer sur la recherche d’un emploi. Il est vrai que, lorsqu’ils vendaient de la drogue, aucun des prévenus n’avait besoin de travailler légalement pour assurer sa subsistance…

Le jugement rendu hier suit les réquisitions du ministère public : les prévenus écopent tous les trois de trois ans d’emprisonnement et un montant de 20.000 euros est confisqué à chacun d’eux.