Brabant Wallon Trois peines de trois ans de prison avec sursis partiel pour un trafic de cocaïne

En septembre 2017, une information relativement précise est arrivée à la police : un trafic de stupéfiants s’organisait à partir d’un logement social de Court-Saint-Etienne. L’occupant hébergeait un ami et tous deux se fournissaient en stupéfiants chez un troisième Stéphanois, ou encore en fréquentant un café bien connu pour ce type d’activités à Charleroi.

La maison de Court servait aussi de base pour vendre de la cocaïne, et des soirées festives y étaient organisées en début de mois pour consommer de l’alcool, du cannabis et de la cocaïne. Pour faire bonne mesure, il fallait aussi recruter quelques filles…

Pour vérifier tout cela, les enquêteurs ont obtenu l’autorisation de mettre plusieurs suspects sur écoute. Et ils n’ont pas été déçus. Les conversations entre les protagonistes étaient codées mais ne laissaient guère de doutes sur les intentions des auteurs. C’est que les policiers, s’ils avaient pris toutes les phrases au pied de la lettre, auraient vécu de grands moments de surréalisme. Comme lorsqu’ils ont entendu un des interlocuteurs expliquer qu’il y aurait moyen d’acheter un kilo de couscous… à crédit. Ou un autre accepter la commande d’un Coca mais en précisant qu’il fallait lui laisser deux jours pour le préparer…

D’après le travail des enquêteurs, contenu dans quatre cartons, les faits ont duré plusieurs mois. Des perquisitions au domicile des différentes cibles des policiers ont mis fin à tout cela, et ont permis de confirmer les soupçons. On a saisi des sachets de conditionnement, un peu de matière, des effriteuses, des balances de précision… Deux dames qui jouaient un rôle secondaire dans cette affaire ont confirmé, comme d’autres consommateurs, qu’elles achetaient de la drogue aux Stéphanois et qu’elles prêtaient leur véhicule contre rétribution pour qu’ils aillent se fournir à Charleroi. Les intéressés, eux, parlaient de simples dépannes.

Hier, le tribunal a condamné Fouad E. à trois ans de prison avec un sursis pour la moitié, et lui a confisqué 45.000 euros. Ses complices Salim B. et Redouane H. écopent de trois ans également, avec un sursis pour ce qui excède la détention préventive. Les deux prévenues défaillantes écope de 12 mois de prison ferme, et leur voiture est confisquée.