Dans la peau de l’ami du meurtrier

Laurence Dumonceau Publié le - Mis à jour le

Brabant Wallon

Damienne Lecat a situé l’intrigue de son premier roman en Brabant wallon

RIXENSART Un titre qui a beaucoup varié, des éditeurs difficiles à convaincre, “alors que certains livres mal écrits sont publiés” et des questions “Est-ce que mon livre va plaire aux lecteurs ? Est-il de qualité ?”

Autant d’obstacles que la Rixensartoise Damienne Lecat a su dépasser afin de parvenir à publier son premier roman : “Le Couteau aveyronnais” paru chez Mon Petit Éditeur, réalisant ainsi son rêve d’enfance : écrire un roman.

Cette licenciée en lettres et communication, professeur de français à l’école normale de Champion et passionnée de littérature a toujours écrit. “J’étais très forte en dissertation. On m’a même proposé de reprendre ce cours et j’ai toujours beaucoup écrit, car je m’exprime plus facilement par écrit. Mais porter un roman c’est autre chose. Et l’entrée dans la fiction n’est pas évidente, malgré le plaisir de l’écriture. Il faut trouver son style.”

C’est après avoir écrit plusieurs nouvelles et avoir participé à des ateliers d’écriture alternant les contraintes d’écritures avec Eva Kavian que Damienne Lecat a le déclic, suite à un fait divers : les meurtres commis par Ronald Janssen. “Le fait qu’il soit enseignant m’a beaucoup interpellée, car je suis enseignante moi-même. C’est une révélation qui bouleverse toute l’école, les élèves, les amis,… Ça été le point de départ, l’élément déclencheur. Et une fois que j’ai eu l’intrigue, tout s’est enchaîné.”

Et cette maman de quatre enfants qui apprécie aussi le chant choral décide de se placer d’un point de vue qu’elle n’a encore jamais rencontré au cours de ses nombreuses lectures : celui des proches du meurtrier. Comment vivent-ils la situation dont ils sont eux aussi les victimes ? La femme du tueur peut-elle ignorer la réalité ? Ou est-elle complice ?

Dans Le Couteau aveyronnais qui, comme son nom ne l’indique pas, se déroule en Brabant wallon, en bord de Dyle, on suit Virgile, jeune professeur de latin dans un collège, lorsqu’il apprend que son collègue et ami Harry est suspecté du meurtre d’une jeune élève.

Plusieurs pages plus loin, on découvre comment le narrateur vit cette situation, mais aussi les réactions de la femme du meurtrier, de ses collègues, de ses élèves,…

Ce qui a nécessité quelques recherches sur le fait divers en question dans les journaux, des recherches sur les proches des tueurs en série, afin de construire des portraits de personnages très fouillés.



© La Dernière Heure 2012
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