Brabant Wallon La jeune femme est décédée il y a cinq mois sur l’île de Koh Tao. Sa mort est toujours inexpliquée.

Près de cinq mois jour pour jour après le décès d’Élise Dallemagne alors qu’elle se trouvait sur l’île de Koh Tao, en Thaïlande, le mystère autour de l’origine de la mort de la trentenaire bruxelloise n’est toujours pas dissipé. Une enquête a bien été ouverte, mais elle semble piétiner face au faible nombre d’indices permettant d’indiquer avec certitude qu’il s’agit d’un crime.

Car, dans les jours qui ont suivi le décès d’Élise, âgée de trente ans, ses parents ont immédiatement émis des doutes sur la thèse du suicide, privilégiée par les enquêteurs. Il faut dire qu’Élise Dallemagne avait été retrouvée en pleine forêt, la corde autour du cou, et qu’elle avait déjà été internée après avoir tenté de se suicider trois semaines avant son décès, dans une gare à Bangkok. Selon le Bangkok Post, un journal ayant pignon sur rue en Thaïlande, la jeune femme n’aurait été sauvée que par le geste providentiel de navetteurs et de membres de la police des chemins de fer thaïlandais qui l’auraient empêchée de sauter sur les voies au passage d’un train.

Toujours est-il que la maman d’Élise avait aussitôt émis des doutes sur la thèse du suicide. Quelques jours avant son décès, Élise aurait fait part à sa maman de son intention de rentrer dans son pays. "Nous redoutons qu’une autre personne soit impliquée dans cette affaire, avait expliqué Michèle Van Etgen au quotidien thaïlandais Samui Times. Elle était normale lors de notre dernière conversation, et aucun signe de dépression n’était visible. Je ne vois pas pourquoi elle aurait réservé un transfert à Bangkok avant d’aller dans la jungle pour se suicider."

Le dossier avait ensuite été rouvert. Et il est rapidement apparu quelques éléments troublants. Dont le fait qu’Élise entretenait une relation nébuleuse avec un gourou allemand résidant sur l’île de Koh. Interrogé, l’homme avait confirmé qu’il avait été en contact avec la jeune femme, mais avait nié toute implication dans son décès.

La police thaïlandaise avait alors décidé de créer une task force pour déterminer la cause exacte du décès d’Élise Dallemagne. La maison occupée par le gourou et dans laquelle a logé Élise avait été perquisitionnée. Sans qu’aucun élément ne vienne étayer la thèse du meurtre et l’implication du gourou.