Brabant Wallon Un emploi de puéricultrice et un de secrétaire passent à la trappe à la rentrée

"Notre cœur est lourd, mais on est contraint de prendre ces décisions. Si les difficultés étaient temporaires, on pourrait s’adapter. Mais ici, on parle d’une perte récurrente de recettes de 1,6 million d’euros sur un budget de 37 millions. C’est considérable, on ne peut pas continuer : il fallait vraiment prendre des mesures structurelles."

Le bourgmestre, Pierre Huart (MR), vient de confirmer que des emplois seront supprimés à la rentrée dans les écoles communales.

Le principe suivi par le collège, c’est de ne pas toucher au pédagogique : aucun poste d’enseignant n’est remis en cause et la suppression des cours de langue en 3e et 4e primaires, financés par la ville jusqu’à présent, n’est pas envisagée.

Restait les postes d’encadrement. Le bourgmestre, Pierre Huart, indique que les directions d’école ont été rencontrées début juillet, et le collège a également comparé la situation dans l’enseignement communal à celle qui existe dans d’autres réseaux. Où, par exemple, un directeur peut diriger deux implantations.

Ce ne sera toujours pas le cas à la rentrée dans l’enseignement communal, chaque école gardant sa directrice. Mais la personne en fonction à Bornival n’exercera plus cette fonction qu’à mi-temps, retournant enseigner en classe pour l’autre moitié de son horaire.

Un emploi de puéricultrice est aussi supprimé. Jusqu’en juin, elles étaient cinq dans l’enseignement communal, dont trois à charge de la ville. Elles ne seront plus que quatre à la rentrée.

Il faudra également réorganiser les fonctions de secrétariat : la ville a décidé de se séparer d’une secrétaire qui travaillait à 4/5es temps pour l’enseignement communal. Le poste avait été créé en 2007.

"On a accordé des facilités à l’enseignement communal en période de vaches grasses, mais on ne peut plus se le permettre dans la situation actuelle", précise encore Pierre Huart. En précisant explicitement que ce n’est pas la compétence des personnes concernées qui est en cause. Simplement, pour le collège, la ville n’avait pas le choix…