Brabant Wallon Une peine de 55 heures de travail pour un Bruxellois pour son premier faux pas

En mai 2017, les parents d’un mineur d’âge fréquentant un internat de Nivelles se sont présentés à la police. Ils venaient de trouver 65 pilules d’ecstasy dans les affaires de leur fils, et ce dernier avait avoué avoir acheté cette dangereuse marchandise à un autre élève de l’internat.

Il ne voulait pas consommer personnellement mais s’était laissé convaincre par le majeur d’acheter de l’ecstasy pour 300 euros, dans la perspective de faire un bon bénéfice à la revente.

Le dealer a dès lors été convoqué à la police de Nivelles, où il a fait des aveux complets. Le jeune homme n’était pas un délinquant d’habitude, et n’avait jamais eu affaire à la justice. Il a juste eu le temps d’écouler dix pilules, et le reste du stock a pu être saisi.

Le parquet, après avoir pris connaissance des circonstances de l’affaire, a proposé que tout cela passe par une médiation afin d’éviter un passage en correctionnelle pour l’étudiant. On lui demandait d’accepter de prester une peine de travail de 55 heures et d’abandonner volontairement le GSM qui avait servi à mettre sur pied cette transaction illégale. Il a donné son accord et renvoyé les documents permettant de mettre en œuvre cette solution.

Mais apparemment, il y a eu un malentendu au niveau du service de médiation pénale. L’accord s’est transformé en désaccord, et cet habitant de Tervueren a été cité devant le tribunal correctionnel. Son avocat est venu seul : il a expliqué que son jeune client préparait un examen d’entrée à l’université, et il a retracé le parcours de ce dossier. "Diffuser de l’ecstasy au sein d’un internat, ce n’est quand même pas l’idéal !, a fait remarquer le ministère public. Ce sont des drogues synthétiques dangereuses… Mais c’est vrai qu’il y a eu un malentendu à propos de la médiation pénale. Et monsieur, après les faits, a poursuivi ses études. Le tribunal pourrait prononcer la même peine de travail que celle qui avait été proposée dans le cadre de la médiation."

Message entendu : le jeune homme écope de 55 heures de travail, ou cinq mois de prison ferme en cas d’inexécution.