Brabant Wallon

BRAINE-L’ALLEUD

300.000 € par an pour le fonctionnement et l’entretien des églises

CULTES Braine-l’Alleud, terre de religion ? On n’en est pas tout à fait là mais les églises sont nombreuses dans l’entité : le prestige de l’église Saint-Étienne, dont le clocher a été décrit par Victor Hugo dans Les Misérables ; l’église du quartier de l’Ermite, dont la fin de la rénovation a été fêtée ce week-end; Sainte-Aldegonde, à Ophain; la chapelle communale Saint-Martin,…

En tout, six lieux de culte catholique existent dans l’entité. Six et demi, même : l’église de Noucelles est située sur le territoire de Braine-le-Château mais la paroisse est à cheval sur les deux communes.

Ce qui vaut aux Brainois de financer la moitié des frais de la fabrique. Pour les six autres fabriques d’église, c’est à 100 % que la commune intervient pour éponger le mali éventuel (et habituel) des budgets.

C’est que le fonctionnement coûte cher, et l’entretien des églises et des cures est loin d’être gratuit.

À titre d’exemple, la rénovation qui s’achève à l’église de l’Ermite a coûté 500.000 €. Quant à l’église Saint-Étienne, rénovée pendant plusieurs années, les travaux ont coûté 1,8 million d’euros au total.

Même en déduisant les subventions, c’est un budget non négligeable. “La commune paie, en se conformant à un décret impérial de 1809 : au conseil communal, il n’y a pas vraiment de débat sur le sujet : chacun vote en âme et conscience, en ayant peur du Jugement dernier” , sourit le bourgmestre, Vincent Scourneau.

Mais la foi traduite sur l’écran d’une calculette, cela fait tout de même 300.000 € par an, soit 8 € par habitant de Braine-l’Alleud. Ce qui est moins que la moyenne régionale, qui s’établit à 12 €.

Mais cela ne dispense pas les autorités de se poser des questions sur le financement des fabriques d’église. Parce qu’il y a quelques points curieux, et notamment une part d’ombre sur les recettes.

La commune paie le déficit sans avoir le choix mais une partie de ce qu’engrangent les fabriques part vers les œuvres paroissiales. C’est le cas d’une partie du produit des quêtes, par exemple. Et comme ces montants ne se retrouvent pas dans les budgets, la commune n’en connaît pas l’importance.



© La Dernière Heure 2011