Brabant Wallon Les dénégations de Michel D. n’ont servi qu’à diminuer (un peu) sa peine…

Le 29 décembre 2014, trois hommes ont fait irruption dans un magasin de nuit de Jodoigne, et se sont fait remettre le contenu de la caisse sous la menace d’armes. Ils avaient également pris des bouteilles d’alcool et un scanner. Le butin de ce vol avec violence avait été estimé à près de 5.000 €.

La police n’avait guère de piste pour remonter jusqu’aux auteurs, mais elle a diffusé un appel à témoins via la télévision. C’est qu’une caméra de surveillance de qualité avait enregistré les faits et il était possible d’identifier au moins un des auteurs malgré l’écharpe qu’il avait placée devant son visage.

En effet, cet homme avait une cicatrice bien visible à l’arrière du crâne, et une particularité physique à l’oreille droite. Dès la diffusion des images à la télévision, les enquêteurs ont d’ailleurs reçu plusieurs coups de fil de gens qui, voulant rester anonymes, avaient identifié ce suspect.

Il s’agissait, selon eux , de Michel D. et il est vrai que l’homme avait le profil : âgé de 36 ans, récidiviste connu des autorités judiciaires dès sa majorité, il a sévi dans plusieurs arrondissements et a déjà écopé de plusieurs peines, dont une fixée à huit ans d’emprisonnement.

Cité devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon, l’homme n’est pas venu s’expliquer. Et pour cause : il s’était à l’époque "mis au vert" en France. Et par défaut, le 8 mars dernier, il a écopé d’une peine de trois ans d’emprisonnement ferme. De retour en Belgique, il a été arrêté dans le cadre d’autres faits et en a profité pour faire opposition à ce jugement. Fin août, l’homme est venu clamer son innocence devant le tribunal correctionnel.

Il s’était aussi spectaculairement enguirlandé avec son avocat, en pleine audience public, accusant le conseil de le "foutre dedans" au lieu de la défendre alors qu’il n’avait rien fait…

Les dénégations de Michel D. n’ont cependant pas convaincu le tribunal : dans un jugement rendu hier sur opposition, la justice estime qu’il est bien l’auteur des faits. La peine de trois ans est ramenée à deux ans de prison ferme.