Brabant Wallon Un protocole d’accord signé entre les zones Nivelles-Genappe et Ouest Brabant wallon

Les zones de police ont été créées il y a seize ans et, si elles fonctionnent plutôt bien dans l’ensemble, il y a sans aucun doute des choses à améliorer. Pour être encore plus efficaces, il est habituel que les zones voisines aient pris l’habitude de collaborer entre elles en cas de coup dur.

Et hier, les zones Ouest Brabant wallon (Braine-le-Château, Ittre, Rebecq et Tubize) et Nivelles-Genappe ont décidé d’aller plus loin en signant un protocole de collaboration. Les discussions étaient ouvertes depuis 2016 et un temps, il était question d’inclure Waterloo et la Mazerine.

La porte n’est pas fermée, les premiers signataires sont prêts à être rejoints mais aujourd’hui, ils veulent avancer. Vers où ? Pas vers une fusion (lire ci-contre) mais vers un cadre formel qui permette d’être plus efficace, d’harmoniser les manières de travailler et d’intensifier le travail ensemble.

Lorsqu’un officier de la zone de police Nivelles-Genappe vient donner un coup de main pour le service d’ordre lors d’un match de l’AFC Tubize, par exemple, il est rassurant pour les policiers d’avoir affaire au même homme, qui connaît les lieux et les procédures.

La signature d’un protocole de collaboration permet aussi d’être plus transparent, tant vis-à-vis des citoyens qui pourraient par exemple s’étonner de voir des policiers tubiziens travailler en terre aclote, que des agents eux-mêmes. Les deux zones sont soucieuses de garder leur ancrage local mais la liste des collaborations possibles est plutôt large, et l’idée est de travailler ensemble sans plus comptabiliser qui fournit le plus d’hommes, le plus d’heures…

Cette liste comprend notamment les opérations de police administrative ou judiciaire, l’organisation de patrouilles partagées, l’organisation du service de garde du service d’aide aux victimes. Mais les responsables ont également étendu cela à certains entraînements, et à des tâches chronophages comme la préparation de certains marchés publics. Ce qui devrait contribuer à remettre davantage de policiers sur le terrain au service des citoyens.