Brabant Wallon Une nouvelle donne dans un chantier, débuté il y a trois ans et qui n’en finit pas

Le rêve a tourné au cauchemar. Depuis la pose de la première pierre en mai 2015, le chantier du nouveau dojo fédéral au centre sportif de Blocry a connu moultes péripéties. Des sous-traitants impayés, une société en réorganisation judiciaire, un curateur absent… bref, autant d’épines dans le pied de la Fédération de judo qui a décidé de prendre le pas sur ce chantier.

Pour comprendre , il faut remonter quelques mois en arrière. "Depuis la mi-juillet 2017, la société Théret, en charge de ce chantier, a été déclarée en faillite, nous explique Jean Gretry, secrétaire général de la Fédération francophone belge de judo. Par la suite, en janvier 2018, le curateur a repris différents dossiers de cette société entre ses mains. Sauf que le nôtre, celui du dojo fédéral, a été délaissé par le curateur. Ce n’était pas dans ses intentions de reprendre ce dossier", poursuit-il. Pourquoi ? "Je pense qu’il a pris peur quand il a pris connaissance des manquements dans notre dossier, pense le ecrétaire général. Nous avons donc rompu toute relation contractuelle avec le curateur."

Désormais, pour la Fédération de judo, l’objectif est de mettre la main sur ce dossier. "Le but est de recontacter les sous-traitants et poursuivre le chantier avec eux. Des sous-traitants ont déjà fait leur commande de matériel, il n’y a plus qu’à l’installer. Je pense à l’électricité ou au menuisier par exemple. Nous sommes aussi à la recherche d’un coordinateur de chantier. Mais l’architecte est toujours présent !", indique Jean Gretry.

D’autres problèmes doivent également être réglés : certains sous-traitants n’ont pas été payés par la société Théret. Cette dernière est également en recours direct avec la Fédération francophone de judo. Un énième épisode avant une fin heureuse ? "Cela ne devrait plus prendre des mois. Une fois que nous aurons le dossier entre les mains, tout devrait repartir. Nous avons toujours le soutien du complexe sportif de Blocry et d’Infrasport. Un soutien précieux !", conclut d’ailleurs le secrétaire général.

Et rêver à nouveau d’une enceinte sportive de pointe.