Brabant Wallon Les hamburgers étaient un code utilisé pour les commandes de stups

En juillet 2015, la police a été informée que des ventes de cannabis étaient organisées au départ d’un logement occupé par un couple de Nivellois. Et lors d’une audition, un bon client de la justice aclote a confirmé qu’un des suspects, Jordan, vendait régulièrement des stupéfiants.

Une perquisition menée sur place a permis de confirmer les soupçons : les policiers ont mis la main sur des effriteuses, des sachets de conditionnement et une douzaine de grammes de cannabis.

Interrogé, Jordan n’a pas fait de difficultés : il a avoué qu’il vendait à une dizaine de clients depuis un peu plus d’un an, en précisant que sa compagne ne participait pas à cette activité illégale. Mais les policiers avaient saisi sur place plusieurs GSM dont celui de Constance, la demoiselle qui contestait aussi toute implication, précisant même qu’elle n’était pas au courant des activités de son compagnon.

Mais les enquêteurs ont trouvé des messages plus que suspects sur son téléphone : il y était surtout question de hamburgers mais, à l’évidence, il s’agissait d’un nom de code pour évoquer des stupéfiants. Elle vendait parfois seule ou orientait les acteurs potentiels vers son copain.

Réentendue, Constance a choisi de ne plus rien dire aux policiers… "Je reconnais ce que j’ai fait", a-t-elle indiqué sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel il y a un mois. "C’est terminé à présent : je travaille et je prends des cours du soir."

Le tribunal, dans le jugement rendu hier, estime que la suspension du prononcé que les prévenus avaient sollicitée ne constitue pas une réponse appropriée, vu l’effet néfaste des substances vendues par les deux prévenus.

Cependant, vu leur absence d’antécédents et leur jeune âge, une peine de travail leur est octroyée : 200 heures pour Jordan (ou dix mois d’emprisonnement en cas d’inexécution) et 150 heures pour Constance (ou huit mois en cas d’inexécution). Le tribunal ordonne également la confiscation de 2.880 € et des GSM des prévenus puisqu’ils ont servi au trafic.