Brabant Wallon

La jeune femme avait alerté sa psychologue du geste qu'elle allait commettre. Les faits se sont produits à Waterloo. 

Lundi vers 17 h, une jeune waterlootoise de 24 ans, qualifiée de dépressive, s’est pendue dans un bois entre Waterloo et Rhode-Saint-Genèse, du côté de la drève des Cochons.

Elle a averti sa psychologue de son futur geste et c'est cette dernière qui a donné l’alerte à la police. Bon réflexe : le CIC de Wavre, qui a reçu l'appel, a immédiatement averti les équipes de la police de Waterloo et fait déployer un hélicoptère de la police fédérale pour sauver la jeune femme. Des maîtres-chiens d'Uccle sont également intervenus tandis qu'un autre, basé à Jambes, avait également été envoyé sur place.

"Il fallait faire vite, très vite même, précise Michel Blanck, superviseur coordinateur au CIC de Wavre. On a déployé les gros moyens sur place. On a même fait des localisations par téléphone pour savoir quelles zones la jeune femme activait, histoire d'affiner la zone de recherche."

L’hélicoptère a heureusement rapidement repéré la jeune femme, qui était à califourchon sur une branche avec une corde autour du cou. "Une policière est grimpée dans l'arbre pour couper la corde, précise le commissaire Michel Vandewalle, chef de corps de la zone de police de Waterloo. La jeune femme s'est alors jetée de la branche pour se pendre, faisant tomber la policière."

Deux autres policiers ont alors saisi la jeune femme à bout de bras en attend qu'un intervenant, présent dans l'hélicoptère de la police fédérale, accourt et finisse par libérer la fille à temps, vers 18h10. 

Rapatriée en hélicoptère, la jeune femme a été placée dans un institut spécialisé. La policière blessée est quant à elle en incapacité de travail pendant quelques jours. « Je tiens à mettre en exergue l'excellente collaboration de la police intégrée. Les actions des policiers de Waterloo, du CIC, de l’appui aérien et des renforts d'Uccle ont permis de sauver la jeune femme », a tenu à ajouter Michel Vandewalle.

A noter que, durant toute l'intervention, la psychologue était restée en contact avec sa patiente, pour la rassurer et éviter qu'elle ne commette l'irréparable avant l'arrivée des policiers.