Brabant Wallon

La majorité s'est décidée, malgré l'avis d'Ecolo

Le suspense a duré quelques jours de plus qu’à Genappe où sitôt le permis accordé par le ministre Di Antonio aux six éoliennes de WindVision, le bourgmestre Gérard Couronné avait annoncé un recours au Conseil d’Etat. Mais lundi soir, le collège de Nivelles a décidé lui aussi de saisir la plus haute juridiction administrative pour contester la décision du ministre wallon de l’aménagement du territoire.

Il faut dire qu’en septembre 2011, tant Nivelles que Genappe avaient remis un avis défavorable à propos du permis intégré demandé par le promoteur flamand WindVision (Herverlée), et les fonctionnaires délégué et technique avaient refusé la demande de permis introduite pour faire pousser six éoliennes le long de la Nationale 25, à cheval sur le territoire des deux communes (trois machines au Lothier, trois machines chez les Aclots).

Le promoteur éolien avait introduit un recours à la Région wallonne et le 3 avril dernier, à la surprise générale, le ministre Di Antonio avait accordé ce permis.

A Nivelles, le collège s’est divisé: l’échevin Pascal Rigot (Ecolo) n’était pas favorable à un recours au Conseil d’Etat, estimant que le projet avait évolué puisqu’un accord a été conclu entre une coopérative citoyenne et WindVision.

Les autres membres du collège, eux, estiment que le projet aura un impact négatif sur un terrain du CPAS. Ils déplorent également qu’aucune charge d’urbanisme ne puisse être imposée au promoteur d’Heverlée - puisque le permis a été octroyé par la Région - alors que le promoteur qui a construit des éoliennes à Nivelles Sud a subi ce type de charges. La majorité l’a emporté…