Brabant Wallon

La lutte contre les déchets est permanente. L’incivilité est hélas, de nos jours, omniprésente. Pire, le faire remarquer a souvent un effet inverse ! Alors, à Grez-Doiceau, on a choisi l’option de l’injonction positive ! Désormais, au rond-point du Stampia, sur la N25, Jo le jardinier trône fièrement, réalisé par un artiste, Stéphane Duray, avec 95 % de déchets, les vôtres, les nôtres…

Pourquoi là ? "C’est un lieu de circulation important, indique Jean-Louis Lamboray, ‘Monsieur déchets’ à Grez-Doiceau. C’est un clin d’œil plutôt qu’une injonction négative. Nous disons, ici, le citoyen ramasse, allez-vous vraiment jeter quelque chose de la fenêtre de votre véhicule sur ce trajet… ?"

Animée par une éolienne, la statue de Jo le jardinier, ainsi nommée, bouge les bras pour l’arrosage alors qu’il hoche la tête pour dire bonjour aux passants ! Cela attire donc les regards, cela montre qu’une nouvelle vie est donnée aux déchets !

À Grez-Doiceau, c’est toute l’année que se déroule la lutte contre les déchets. "Après la grosse action du printemps, on se doit d’entretenir les sentiers, chemins et voiries… Je pars du principe qu’il est plus difficile d’aller jeter son déchet là où il fait propre… Ce week-end, il y avait Grez de folie. Forcément, plus de monde, donc plus de risques. Je me suis empressé de faire mon tour ce lundi soir. J’ai ramassé plus de canettes que d’habitude mais cela reste raisonnable. Le fait que le sol était propre avant l’événement, cela influence positivement le comportement des gens ! J’ai la faiblesse de croire qu’en faisant confiance aux gens, il se passe quelque chose."

68 personnes sont impliquées dans la lutte contre les déchets, aux quatre coins de l’entité. "Mais d’autres, anonymement, le font aussi sans en faire un fromage ! Pourquoi le faire ? Outre d’avoir nos rues propres, d’éviter de manger du cabillaud de mer avec du plastique, l’action crée des liens. On rencontre des gens lors de nos circuits de ramassage. C’est enrichissant à tous les niveaux !"