Brabant Wallon

Mustapha Lahnachi, en cavale depuis huit ans, vivait sous un faux nom aux Pays-Bas

Alors qu’il purgeait une peine de prison de six ans infligée à Mons en 2006 pour des faits de moeurs, Mustapha Lahnachi avait réussi à s’enfuir de la prison d’Ittre, le 15 mars 2009. Une évasion collective et violente. Avec deux autres détenus dont un de ses cousins, Lahnachi avait brutalisé deux agents pénitentiaires féminines, et pris un otage un chef de quartier en le menaçant avec un couteau.

L’otage, blessé au cou et choqué, avait échappé aux trois détenus une fois arrivé sur le parking de l’établissement. Les trois évadés avaient alors menacé des visiteurs avec le même couteau, pour se faire remettre des clés de voiture. Mais ils n’étaient pas parvenus à leur fin et avaient fui à pied. L’un des trois a été rattrapé rapidement: les chiens pisteurs l’ont repéré dans la campagne alors qu’il se cachait sous une tôle.

Lahnachi, lui, a pu rejoindre Bruxelles et a ensuite traversé la frontière hollandaise où il a échappé aux radars du Fugitive Active Search Team (FAST) de la police fédérale durant plusieurs années. Il vivait et travaillait là-bas sous un faux nom mais en juillet dernier, la police néerlandaise a prélevé son ADN dans le cadre d’une autre affaire. Et sa véritable identité a ainsi été révélée.

Ramené en Belgique, il a fait opposition à la peine de six ans de prison qui lui avait été infligée par défaut, en octobre 2009, pour sanctionner cette évasion avec prise d’otage. L’homme a sollicité, en décembre dernier devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon, une peine plus clémente. A le suivre, il s’était laissé influencer par les autres protagonistes du dossier, et il ne s’était pas personnellement montré violent lors des faits…

Le tribunal n’y croit pas: la peine de six ans de prison ferme a été confirmée hier à Nivelles.