Brabant Wallon Le PS fustige l’attitude de Jean-Pierre Brichart (URC) dans le dossier

À la fin du dernier conseil communal de Villers-la-Ville, Jean-Luc Dalmeiren (PS) est intervenu pour épingler publiquement l’attitude d’un autre membre de l’opposition dans le dossier de l’extension de l’école de Tilly. "Je suis scandalisé par l’attitude du président du CRCS, qui ose tenter de s’opposer à l’extension de l’école , a dénoncé Jean-Luc Dalmeiren. Un conseiller communal devrait être obnubilé par l’intérêt général… Ce qui se passe, ce chantage sur le collège, c’est choquant."

Directement visé, Jean-Pierre Brichart s’est défendu en objectant qu’il était certes conseiller communal et président du CRCS, mais que les décisions de l’ASBL sont prises par un conseil d’administration, pas par le président seul…

L’occasion pour le bourgmestre Emmanuel Burton de préciser que c’est en tant que conseiller communal que l’élu URC est venu consulter le permis d’urbanisme de la future école.

S’il l’avait fait en tant que citoyen, il aurait dû demander l’autorisation du collège. "Les gens qui changent de casquettes, je ne supporte pas !", a glissé le maïeur, martelant qu’il n’était pas question que la commune cède à la mise en demeure envoyée par l’avocat de l’ASBL, et stoppe les travaux d’extension.

Jean-Pierre Brichart a répondu qu’il ne voulait pas faire arrêter les travaux mais que c’était "une affaire d’avocats". Et de crier à la calomnie après les accusations de mensonges de l’échevin de l’Urbanisme, Marc Druez. "Ce n’est pas de la calomnie : c’est juste ce que demande votre avocat !", a répliqué Emmanuel Burton.

Jean-Luc Dalmeiren précisant qu’il ne ferait pas partie de la future liste Ensemble pour Villers, Delphine Haulotte (ex-CDH) en a ajouté une couche : "Ce qui se passe est lamentable. C’est pour cela que je n’ai pas voulu aller sur cette liste non plus !"