Brabant Wallon

Artificier à Jodoigne, Roger Burnier a fait de la prévention un leitmotiv

JODOIGNE C'est inévitable : le passage à l'an neuf verra le ciel se colorer de bleu, rouge, vert, jaune, blanc... sur le coup de minuit.

Organisés par les pouvoirs publics ou par des particuliers, les feux d'artifices seront immanquables la nuit du 31 décembre au 1er janvier.

Mais avant le plaisir des yeux, nombreuses sont les contraintes à suivre pour ceux qui veulent s'essayer à la pyrotechnie.

À commencer par celles de se rendre chez un professionnel, un vrai. "Pour vendre et conseiller, il faut des connaissances, de l'expérience... sans oublier la licence" , explique Roger Burnier, artificier bien connu à Jodoigne. "On parle de poudre et d'explosifs. Pas de cacahuètes ! Et on ne vend pas n'importe quoi : les produits doivent être agréés. Tout est légiféré."

Rien de mieux, donc, qu'un spécialiste pour aiguiller les profanes vers le produit qui leur conviendra.

Fusées ? Pièces automatiques ? Effets de sol ? Chandelles ? Soleils ? À chacun de déterminer ce qui donnera le mieux dans son cas et en fonction de son budget.

Sans oublier les précieux conseils de l'expert (lire par ailleurs) pour éviter les accidents matériels ou corporels (brûlures aux mains, bras et à la figure) : être sobre, procéder accroupi et le bras tendu,...

La pyrotechnie, ça ne s'improvise pas. "Un feu d'artifices, c'est comme un bon repas : ça se prépare" , estime Roger Burnier. "On ne s'y met pas quand les invités arrivent. On règle tout un, deux voire trois jours avant pour qu'il ne faille plus qu'allumer les mèches le jour J. Ce qui sous-entend qu'on choisisse un endroit idéal, qu'on se fabrique un socle clouté pour fixer la pièce automatique, une rampe de lancement avec un tube en PVC pour les fusées..."

L'adage le dit bien : prudence est mère de sûreté. Car, comme le rappelle celui qui se charge chaque année du feu du 21 juillet dans la cité de la Gadale, "en pyrotechnie, le risque zéro n'existe pas" .

Reste à espérer que son message soit entendu.



© La Dernière Heure 2008