Brabant Wallon Dix-huit mois avec sursis pour le tenancier d’un bar à hôtesses de Fosse-la-Ville.

Si le bar à hôtesses qu’il gérait était situé à Fosse-la-Ville, Johnson E. avait situé le siège social de sa société en Brabant wallon, où il vivait en 2013.

Ce qui lui a donc valu d’être poursuivi devant le tribunal correctionnel à Nivelles, pour toute une série de préventions relativement anciennes.

Au Paradise Bar, en décembre 2013, une des hôtesses en tenue très légère avait fait des signes explicites à un homme pour qu’il rentre la rejoindre à l’extérieur. Manque de chance, il s’agissait d’un policier, qui a estimé qu’il s’agissait d’un racolage manifeste.

Entendu, Johnson a affirmé que cette ressortissante du Nigéria n’était pas son employée, mais une dame qui était venue lui demander du travail et qu’il avait laissée seule un moment, le temps de faire une course.

On le devine, l’argument n’a guère convaincu. D’autant qu’une visite sur place a prouvé qu’il y avait dans l’établissement des chambres aménagées avec des posters explicites, du gel lubrifiant à disposition, des draps en suffisance pour être changés très rapidement… Et les annonces sur Internet, tout comme les déclarations des clients, ne laissaient guère de doute sur la nature des services offerts sur place.

De plus, les enquêteurs ont découvert que Johnson avait beaucoup voyagé, et qu’il accompagnait des dames d’origine africaine en se servant des papiers de son épouse. Il a dès lors écopé de dix-huit mois de prison, avec un sursis total vu l’ancienneté des faits.