Brabant Wallon Les supporters belges sont repartis déçus mais fiers après le match d’hier soir

Malgré la météo capricieuse qui s’est attardée sur le Brabant wallon, hier, ils étaient plusieurs milliers de fans des Diables Rouges à être venus supporter leur équipe devant l’un des grands écrans installés aux quatre coins de la province. Avec une seule issue à leurs yeux : voir la Belgique gagner contre la France avant, peut-être, de devenir champions du monde dimanche soir.

Grimé de couleur Noir-Jaune-Rouge, Sébastien, 32 ans, était présent dans la fanzone de Wavre, où près de 2.000 supporters s’étaient réunis. Il était allé supporter les Diables Rouges en Russie pour leur match contre la Tunisie. "C’était un très beau match, nous confiait-il avant le début du match. Mais ça n’a rien à voir avec ce match-ci. Ici, on a la possibilité d’écrire l’histoire, de montrer que les P’tits Belges ne sont pas si p’tits que ça. Dommage que je n’ai pas pu m’y rendre cette fois-ci. Je ne voulais pas regarder le match devant ma télé. C’est pourquoi je suis venu ici, pour me plonger dans l’ambiance."

Quelques mètres plus loin, Christine, 41 ans, était venue en famille avec ses enfants pour assister au match. "Malgré le temps menaçant, on a décidé de venir faire un maximum de bruit pour supporter les Diables, confie-t-elle. Je ne sais pas s’ils nous entendront là-bas mais on leur envoie un maximum d’ondes positives."

À 20 h, le match débute. Et avec lui son lot de stress. Des actions ratées de part et d’autre font grimper le stress. Un arrêt incroyable de Lloris, le gardien français, imité quelques instants plus tard par un grand Courtois.

Après la mi-temps, les supporters présents ont gardé le sourire… jusqu’à cette terrible 51e minute. "C’est vraiment dommage, confie une dame à la sortie de la fanzone. Mais on doit être fiers du parcours de nos Diables. Ce n’est que du foot après tout."

Et Sébastien de conclure : "Il ne faut pas oublier toute la joie qu’ils nous ont apportée. Il faut continuer à les supporter. C’est ce que je ferai pour la petite finale. On peut faire mieux qu’en 1986. On a déjà fait mieux qu’en 1986."