Brabant Wallon Vias et la police locale sont d’accord mais il faut trouver une alternative ou opérer des aménagements

Mercredi soir, vers 17 h, un dramatique accident a coûté la vie à un jeune homme âgé de 28 ans sur la Nationale 25 à hauteur de Genappe. Pour une raison inconnue (distraction, vitesse, visibilité…), le conducteur d’une camionnette de la société Ores a percuté de plein fouet l’arrière d’un tracteur. D’une incroyable violence, le choc n’a laissé aucune chance au conducteur de la camionnette.

Rapidement, la question de la circulation des tracteurs sur cette voirie limitée à 120km/h s’est posée. Et si le conducteur de l’engin agricole n’est peut-être pas en faute, du côté de Vias (anciennement IBSR), on se montre très clair : "Nous sommes favorables à une interdiction des tracteurs sur les voiries limitées à 120km/h", clame Benoît Godart, le porte-parole.

Il faut dire que la différence de vitesse entre les engins agricoles qui circulent à 40km/h et les voitures qui dépassent les 120 ne pardonne pas en cas d’accrochage. "Cette mixité n’est pas bonne en termes de sécurité et de mobilité. Forcément, l’une des solutions serait de les interdire et de les faire passer par des voiries limitées à 50km/h. Généralement, les agriculteurs ne doivent pas faire 50 kilomètres et ils devraient perdre peut-être 4-5 minutes. Je pense que le jeu en vaut la chandelle."

Du côté des forces de l’ordre de Nivelles-Genappe, on est également favorable à cette interdiction à condition d’apporter une alternative. "Oui, nous sommes plutôt favorables à cette interdiction", confirme le chef de corps Pascal Neyman. "Techniquement, je pense qu’il serait envisageable de créer une nouvelle bande de circulation réservée aux engins agricoles sur la N25. Mais les interdire sans prendre de dispositions, ce n’est pas concevable. On ne peut pas faire passer les tracteurs par le centre des communes par exemple."

Des solutions ont été trouvées non loin, du côté de Frasnes où des ronds-points étaient problématiques. Ceux-ci ont été agrandis en trois petites semaines et tout le monde y trouve son bonheur. Une solution à garder dans un coin de la tête lorsque les discussions concernant cette interdiction reviendront concrètement sur la table.